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mercredi 30 janvier 2013

Automobile en Europe : le pire reste à venir, selon Ford.

Assemblage de la Ford Fiesta à Cologne.
Assemblage de la Ford Fiesta à Cologne.

Le directeur financier du groupe automobile estime que la restructuration du secteur en Europe ne fait que commencer.  

«Les mesures difficiles commencent tout juste»: voilà de quoi inquiéter les salariés des constructeurs automobiles présents en Europe, et en particulier ceux de Renault et de PSA, qui ont débrayé mardi contre les mesures de restructuration annoncées cette année. Dans un entretien à l'AFP, le directeur financier de Ford, Bob Shanks, anticipe un avenir sombre pour le secteur sur le Vieux Continent. Selon le constructeur, qui a publié mardi une perte de 1,75 milliard de dollars en Europe l'année dernière supérieure à l'estimation donnée cet automne (1,5 milliard), la restructuration du secteur automobile dans cette zone «ne fait que débuter».
«Il est possible de restructurer le secteur en Europe mais cela nécessitera probablement de réduire le nombre d'employés, car il y a des capacités de production excessives», explique-t-il. Ford prévoit d'y fermer trois usines et de réduire ses capacité de 18%, pour réaliser 500 millions de dollars d'économie par an. L'objectif est de parvenir à «un meilleur équilibre entre la production et la vraie demande, pas une demande artificielle» générée par des promotions qui réduisent les marges, souligne le constructeur américain.

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«Manque de volonté des gouvernements»:

jeudi 17 mai 2012

Le marché automobile européen continue à reculer.

Parc de voitures Renault sur le site de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).
Parc de voitures Renault sur le site de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).


 Renault est particulièrement à la peine sur les quatre premiers mois de l'année.



Mois après mois, l'Europe confirme qu'elle est la zone sinistrée de l'automobile. En avril, les ventes de voitures neuves ont chuté de 6,9 % sur un an, soit une septième baisse mensuelle d'affilée. Après un recul de 7,5 % depuis le début de l'année, elles devraient diminuer en 2012 pour la cinquième année consécutive.
Les situations sont toutefois contrastées. Parmi les grands marchés, seules l'Allemagne (+ 2,9 %) et la Grande-Bretagne (+ 3,3 %) ont progressé le mois dernier. En France, la baisse des immatriculations s'est limitée à 1,9 %. Mais elles s'effondrent dans les pays les plus frappés par la crise: l'Italie (- 18 %) et l'Espagne (- 21,7 %). En Grèce (- 56,7 %) et au Portugal (- 41,7 %), deux débouchés plus limités, la situation est même catastrophique.
Les constructeurs ont également connu des fortunes diverses. Les marques généralistes sont particulièrement à la peine. Les ventes de Renault, qui manque de nouveautés - la Clio 4 est prévue pour l'automne -, ont ainsi reculé de 15,1 % le mois dernier. PSA est en revanche resté stable (+ 0,2 %), grâce au succès de la gamme DS, la ligne premium de Citroën. Sur quatre mois, la situation est préoccupante tant pour PSA que Renault, dont les ventes baissent de 13,6 % et 21,3 % en Europe. Or ces deux constructeurs restent très dépendants du Vieux Continent, qui représentait près de 60 % de leurs volumes l'an dernier.

Usines au ralenti: