Assemblage de la Ford Fiesta à Cologne.
Le directeur financier du groupe automobile estime que la restructuration du secteur en Europe ne fait que commencer.
«Les mesures difficiles commencent tout juste»: voilà de quoi
inquiéter les salariés des constructeurs automobiles présents en Europe,
et en particulier ceux de Renault
et de PSA, qui ont débrayé mardi contre les mesures de restructuration
annoncées cette année. Dans un entretien à l'AFP, le directeur financier
de Ford, Bob
Shanks, anticipe un avenir sombre pour le secteur sur le Vieux
Continent. Selon le constructeur, qui a publié mardi une perte de 1,75
milliard de dollars en Europe l'année dernière supérieure à l'estimation
donnée cet automne (1,5 milliard), la restructuration du secteur
automobile dans cette zone «ne fait que débuter».
«Il est possible
de restructurer le secteur en Europe mais cela nécessitera probablement
de réduire le nombre d'employés, car il y a des capacités de production
excessives», explique-t-il. Ford prévoit d'y fermer trois usines et de
réduire ses capacité de 18%, pour réaliser 500 millions de dollars
d'économie par an. L'objectif est de parvenir à «un meilleur équilibre
entre la production et la vraie demande, pas une demande artificielle»
générée par des promotions qui réduisent les marges, souligne le
constructeur américain.
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