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jeudi 17 mai 2012

Le marché automobile européen continue à reculer.

Parc de voitures Renault sur le site de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).
Parc de voitures Renault sur le site de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).


 Renault est particulièrement à la peine sur les quatre premiers mois de l'année.



Mois après mois, l'Europe confirme qu'elle est la zone sinistrée de l'automobile. En avril, les ventes de voitures neuves ont chuté de 6,9 % sur un an, soit une septième baisse mensuelle d'affilée. Après un recul de 7,5 % depuis le début de l'année, elles devraient diminuer en 2012 pour la cinquième année consécutive.
Les situations sont toutefois contrastées. Parmi les grands marchés, seules l'Allemagne (+ 2,9 %) et la Grande-Bretagne (+ 3,3 %) ont progressé le mois dernier. En France, la baisse des immatriculations s'est limitée à 1,9 %. Mais elles s'effondrent dans les pays les plus frappés par la crise: l'Italie (- 18 %) et l'Espagne (- 21,7 %). En Grèce (- 56,7 %) et au Portugal (- 41,7 %), deux débouchés plus limités, la situation est même catastrophique.
Les constructeurs ont également connu des fortunes diverses. Les marques généralistes sont particulièrement à la peine. Les ventes de Renault, qui manque de nouveautés - la Clio 4 est prévue pour l'automne -, ont ainsi reculé de 15,1 % le mois dernier. PSA est en revanche resté stable (+ 0,2 %), grâce au succès de la gamme DS, la ligne premium de Citroën. Sur quatre mois, la situation est préoccupante tant pour PSA que Renault, dont les ventes baissent de 13,6 % et 21,3 % en Europe. Or ces deux constructeurs restent très dépendants du Vieux Continent, qui représentait près de 60 % de leurs volumes l'an dernier.

Usines au ralenti: