Jean-Pierre Mercier (PSA), Mickaël Wamen (Goodyear) et Édouard Martin (ArcelorMittal).
Trois leaders syndicaux, Jean-Pierre Mercier, Mickaël Wamen et Édouard Martin, monopolisent la parole et donnent de la France l'image d'un pays qui lutte contre la mondialisation, le capitalisme.
Jean-Pierre Mercier, Mickaël Wamen, Édouard Martin…
grâce à leur charisme et à leur effet d'entraînement, ces trois leaders
syndicaux sont sous les feux des caméras. À eux seuls, ils monopolisent
la parole et donnent de la France l'image d'un pays qui lutte contre la
mondialisation, le capitalisme… Et ce, avec la bénédiction, plus ou
moins voulue, de leur direction confédérale. «Ce sont des fortes
personnalités qui tiennent un discours différent, rapporte un expert en
relations sociales. Ils sont les seuls à s'exprimer car, bien souvent,
les leaders des confédérations n'ont rien à dire, faute d'idées ou de
stratégie alternative à opposer.»
C'est notamment le cas aujourd'hui avec la CGT, contente de l'image de combat renvoyée par Jean-Pierre Mercier chez PSA Aulnay et Mickaël Wamen chez Goodyear
Amiens. «Leur discours est relayé au plan politique par Lutte ouvrière
et le Front de gauche, juge un spécialiste des syndicats. Il permet à
Bernard Thibault de présenter à François Hollande
l'image d'un syndicat contestataire. Et tant pis si ces leaders
conduisent les salariés, dont ils se soucient peu, dans le mur. Ça
permet aussi au patron de la CGT de faire oublier quand Xavier Mathieu,
le leader des Conti à Clairoix qu'il n'avait pas soutenu, l'avait traité
publiquement de racaille et de traître.»
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