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jeudi 7 février 2013

Des syndicats débordés par des leaders extrémistes.

Jean-Pierre Mercier (PSA), Mickaël Wamen (Goodyear) et Édouard Martin (ArcelorMittal).
Jean-Pierre Mercier (PSA), Mickaël Wamen (Goodyear) et Édouard Martin (ArcelorMittal).


Trois leaders syndicaux, Jean-Pierre Mercier, Mickaël Wamen et Édouard Martin, monopolisent la parole et donnent de la France l'image d'un pays qui lutte contre la mondialisation, le capitalisme.


Jean-Pierre Mercier, Mickaël Wamen, Édouard Martin… grâce à leur charisme et à leur effet d'entraînement, ces trois leaders syndicaux sont sous les feux des caméras. À eux seuls, ils monopolisent la parole et donnent de la France l'image d'un pays qui lutte contre la mondialisation, le capitalisme… Et ce, avec la bénédiction, plus ou moins voulue, de leur direction confédérale. «Ce sont des fortes personnalités qui tiennent un discours différent, rapporte un expert en relations sociales. Ils sont les seuls à s'exprimer car, bien souvent, les leaders des confédérations n'ont rien à dire, faute d'idées ou de stratégie alternative à opposer.»
C'est notamment le cas aujourd'hui avec la CGT, contente de l'image de combat renvoyée par Jean-Pierre Mercier chez PSA Aulnay et Mickaël Wamen chez Goodyear Amiens. «Leur discours est relayé au plan politique par Lutte ouvrière et le Front de gauche, juge un spécialiste des syndicats. Il permet à Bernard Thibault de présenter à François Hollande l'image d'un syndicat contestataire. Et tant pis si ces leaders conduisent les salariés, dont ils se soucient peu, dans le mur. Ça permet aussi au patron de la CGT de faire oublier quand Xavier Mathieu, le leader des Conti à Clairoix qu'il n'avait pas soutenu, l'avait traité publiquement de racaille et de traître.»

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«Fils spirituel»:

jeudi 31 janvier 2013

La CGT sur le banc des accusés à Aulnay et à Amiens.

Mickaël Wamen, leader de la CGT chez Goodyear, à Amiens.
Mickaël Wamen, leader de la CGT chez Goodyear, à Amiens.

Il est reproché à deux leaders de la CGT, Jean-Pierre Mercier chez PSA Aulnay et Mickaël Wamen chez Goodyear Amiens, de mener un combat politique.  


Trop, c'est trop. Trois syndicats, la CFE-CGC, FO et la CFTC ont tenu jeudi une conférence de presse au siège de PSA pour dénoncer les agissements de la CGT à Aulnay. «Tous les jours, il y a des agressions verbales et physiques à Aulnay. Les salariés en tombent malades. Le taux d'absentéisme atteint désormais 30 % sur le site», alerte Christian Lafaye, délégué syndical central FO. «Il y a un véritable harcèlement d'une minorité sur la majorité», ajoute Anne Valleron, son homologue à la CFE-CGC.
Les trois organisations vont demander vendredi en comité central d'entreprise extraordinaire que des salariés d'Aulnay puissent, sur une base volontaire, aller travailler temporairement à Poissy. Elles tirent également la sonnette d'alarme sur d'éventuels retards dans la mise en œuvre du plan social. Une inquiétude née de la décision de la cour d'appel de Paris de suspendre le plan, suite à une plainte de la CGT.

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«Nous sommes à l'agonie»:

vendredi 25 janvier 2013

Goodyear pourrait fermer son site d'Amiens-Nord.

François Hollande, alors candidat, avait recontré les salariés Goodyear d'Amiens, en octobre 2011.
François Hollande, alors candidat, avait recontré les salariés Goodyear d'Amiens, en octobre 2011.
1 200 salariés sont concernés par la décision du fabricant américain de pneumatiques.

C'est une mauvaise nouvelle de plus pour l'emploi dans la filière automobile en France. Le fabricant américain de pneumatiques Goodyear Dunlop devrait annoncer lors d'un comité central d'entreprise (CCE) le 31 janvier la fermeture, d'ici à 2014, de son usine d'Amiens-Nord, a indiqué une source au Figaro, confirmant une information du Monde. La direction de Goodyear ne commente pas, renvoyant au CCE, dont l'ordre du jour évoque une «information aux représentants du personnel concernant la stratégie du groupe pour le site d'Amiens-Nord».

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Pour les pouvoirs publics, ce dossier est un nouveau casse-tête. «Il y a un risque de fermeture» de ce site d'environ 1.200 salariés, reconnaît l'entourage du premier ministre. «Nous suivons ce dossier, c'est une très mauvaise nouvelle pour la France, nous cherchons à y remédier depuis plusieurs mois», a déclaré Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif.