Le géant taïwanais, connu pour fabriquer l'iPhone et l'iPad d'Apple, veut organiser des élections syndicales démocratiques. Foxconn est régulièrement épinglé pour les conditions de travail de ses salariés.
Les quelques 1,2 million de salariés Chinois de Foxconn vont pouvoir choisir leurs représentants syndicaux lors d'élections ouvertes. Ce sera une première en Chine pour un groupe privé de cette taille. Le principal sous-traitant d'Apple, mais aussi de Samsung, Nokia, Sony ou Dell, veut améliorer son image, jusqu'ici sérieusement ternie.
En 2010, des reportages à l'écho mondial font état d'une vague de suicide parmi les salariés de Foxconn. Depuis, les conditions de travail au sein des treize usines chinoises du groupe taïwanais sont régulièrement dénoncées par des ONG. En cause, des salaires très bas, des horaires de 60 heures par semaine, ou encore des cas d'intoxications d'employés. En octobre dernier encore, un audit interne révélait la présence d'ouvriers âgés de 14 ans dans les usines du groupe, alors que l'âge légal du travail est fixé à 16 ans en Chine. En janvier, entre 300 et 400 salariés de l'usine de Daxing, à Pékin, se sont mis en grève en apprenant que leurs salaires ne seraient pas augmentés en 2013.
Pour contrer les critiques, Apple a commandé l'an dernier un audit indépendant, réalisé dans trois usines par l'organisation américaine Fair Labor Association (FLA). La FLA a notamment préconisé la tenue d'élections syndicales ouvertes, quelle va accompagner. La moitié des représentants syndicaux de Foxconn étaient jusqu'ici des managers, selon le Financial Times.
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