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vendredi 25 janvier 2013

Les relations s'enveniment entre cliniques et hôpitaux.

Les hôpitaux bénéficient de tarifs supérieurs à ceux des cliniques.
Les hôpitaux bénéficient de tarifs supérieurs à ceux des cliniques.

 Les hôpitaux ne veulent pas que les cliniques puissent profiter pleinement du crédit d'impôt compétitivité-emploi. Ces dernières minimisent les gains qu'elles tireraient du dispositif à 130 millions d'euros seulement.


Guerre des chiffres avec, à la clé, des espèces sonnantes et trébuchantes. Les cliniques et les hôpitaux, frères ennemis du monde de la santé, négocient actuellement avec le ministère de la Santé et Bercy leurs tarifs hospitaliers pour 2013.Il ne s'agit pas des sommes que les patients paient de leur poche mais des montants versés par la Sécu aux établissements de santé, pour chaque acte qu'effectuent ces derniers.
Ces discussions tendues - en dépendent directement les revenus des établissements pour les douze prochains mois - se déroulent tous les ans à la même époque en début d'année. Mais, cette fois-ci, un dossier non moins épineux s'y est greffé: le crédit d'impôt compétitivité-emploi (CICE). Les cliniques privées, qui paient l'impôt sur les sociétés (IS), vont profiter du dispositif présenté en fin d'année dernière par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, tandis que leurs concurrents hôpitaux publics, qui ne paient pas l'IS, n'en profiteront logiquement pas. La Fédération hospitalière de France (FHF, public) dénonce toutefois un cadeau indu à la concurrence privée et demande qu'il soit compensé via des baisses supplémentaires de tarifs.

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Officiellement abolie, la «convergence» se poursuit discrètement: