Les hôpitaux bénéficient de tarifs supérieurs à ceux des cliniques.
Les hôpitaux ne veulent pas que les cliniques puissent profiter pleinement du crédit d'impôt compétitivité-emploi. Ces dernières minimisent les gains qu'elles tireraient du dispositif à 130 millions d'euros seulement.
Guerre des chiffres avec, à la clé, des espèces sonnantes et
trébuchantes. Les cliniques et les hôpitaux, frères ennemis du monde de
la santé, négocient actuellement
avec le ministère de la Santé et Bercy leurs tarifs hospitaliers pour
2013.Il ne s'agit pas des sommes que les patients paient de leur poche
mais des montants versés par la Sécu aux établissements de santé, pour
chaque acte qu'effectuent ces derniers.
Ces discussions tendues -
en dépendent directement les revenus des établissements pour les douze
prochains mois - se déroulent tous les ans à la même époque en début
d'année. Mais, cette fois-ci, un dossier non moins épineux s'y est
greffé: le crédit d'impôt compétitivité-emploi
(CICE). Les cliniques privées, qui paient l'impôt sur les sociétés
(IS), vont profiter du dispositif présenté en fin d'année dernière par
le premier ministre Jean-Marc Ayrault, tandis que leurs concurrents
hôpitaux publics, qui ne paient pas l'IS, n'en profiteront logiquement
pas. La Fédération hospitalière de France (FHF, public) dénonce
toutefois un cadeau indu à la concurrence privée et demande qu'il soit
compensé via des baisses supplémentaires de tarifs.
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