Une intrusion informatique dans les serveurs qui collectent les procès-verbaux des élections professionnelles a eu lieu en février. Des millions de données publiques ont été copiées. Le ministère du Travail affirme que les fichiers récupérés sont inexploitables.
Un scénario digne d'un film de série B! Fin février, le ministère du Travail a fait l'objet d'une attaque en règle de hackers sur le site Internet qui recense l'ensemble des procès-verbaux des élections professionnelles et qui doit servir, en 2013, à mesurer la représentativité des différentes centrales syndicales. Impossible pour l'instant de savoir qui est à l'origine de cette intrusion informatique de grande ampleur dans des serveurs informatiques publics normalement ultraprotégés. «On sait juste que l'attaque est venu de cybercafés», rapporte un syndicaliste.
«Les serveurs de départ sont publics et il est impossible de remonter la trace des auteurs de cette intrusion, confirme Jean-Denis Combrexelle, le directeur général du Travail qui va porter plainte. Je prends cette affaire très au sérieux. Cela démontre que notre système intéresse et il faut être plus vigilant.» Le DGT a d'ailleurs demandé un renforcement de la sécurité du site hébergé par un prestataire de service, Extalia. «Cela démontre que ce système n'est pas assez protégé, s'insurge Joseph Thouvenel, le vice-président de la CFTC. Il est plus opaque pour les acteurs que pour les hackers.»
Un scénario digne d'un film de série B! Fin février, le ministère du Travail a fait l'objet d'une attaque en règle de hackers sur le site Internet qui recense l'ensemble des procès-verbaux des élections professionnelles et qui doit servir, en 2013, à mesurer la représentativité des différentes centrales syndicales. Impossible pour l'instant de savoir qui est à l'origine de cette intrusion informatique de grande ampleur dans des serveurs informatiques publics normalement ultraprotégés. «On sait juste que l'attaque est venu de cybercafés», rapporte un syndicaliste.
«Les serveurs de départ sont publics et il est impossible de remonter la trace des auteurs de cette intrusion, confirme Jean-Denis Combrexelle, le directeur général du Travail qui va porter plainte. Je prends cette affaire très au sérieux. Cela démontre que notre système intéresse et il faut être plus vigilant.» Le DGT a d'ailleurs demandé un renforcement de la sécurité du site hébergé par un prestataire de service, Extalia. «Cela démontre que ce système n'est pas assez protégé, s'insurge Joseph Thouvenel, le vice-président de la CFTC. Il est plus opaque pour les acteurs que pour les hackers.»