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lundi 28 mai 2012

Lundi de Pentecôte : les salariés au repos.

Ce lendemain de fête chrétienne est redevenu férié en 2008. Il s'agit toujours de travailler 7 heures de plus par an mais le nouvel exécutif pourrait revoir ce dispositif.


Comme tous les lundis de Pentecôte, le cru 2012 tombera… un lundi. Lundi prochain, en l'occurrence. Comme depuis 2008, année où il est redevenu un jour férié presque comme les autres, les écoles, les collèges, les lycées, les universités, les administrations et la majorité des entreprises seront fermés. Et les salariés, fonctionnaires ou employés dans le privé, pourront passer la journée en famille. Un retour à la tradition, validée par le Conseil d'État après plusieurs années d'un imbroglio politique et syndical provoqué par l'instauration par Jean-Pierre Raffarin de la Journée nationale de solidarité, le lundi de Pentecôte.
Faisant suite à la canicule de l'été 2003, qui avait engendré le décès de 15.000 personnes âgées et mis en évidence l'isolement de certains aînés, le premier ministre avait instauré une taxe de 0,3 % sur la masse salariale, payée par les employeurs pour financer une partie des dispositifs de lutte contre la dépendance (elle frappe aussi les revenus du capital et du patrimoine). En contrepartie, les salariés devaient «offrir» une journée de travail supplémentaire. Les employeurs étaient libres d'en fixer les modalités par accord d'entreprise ou de branche - à défaut, le lundi de Pentecôte était retenu.
Face à la pagaille, la règle a été revue en 2008: les salariés «doivent» sept heures de travail supplémentaire par an. Le plus souvent, une RTT ou un jour de congé leur est supprimé ; il arrive que ces sept heures soient découpées au fil de l'année. Beaucoup de grandes entreprises font cadeau de cette journée à leurs salariés. Le lundi de Pentecôte, lui, est redevenu férié. La taxe est toujours là, qui a rapporté 2,33 milliards en 2011, dont 60 % destinés aux personnes âgées et 40 % à celles handicapées.

«Cotisation de solidarité» bientôt à l'étude:

jeudi 5 avril 2012

Le ministère du Travail attaqué par des hackers.

Une intrusion informatique dans les serveurs qui collectent les procès-verbaux des élections professionnelles a eu lieu en février. Des millions de données publiques ont été copiées. Le ministère du Travail affirme que les fichiers récupérés sont inexploitables.


Un scénario digne d'un film de série B! Fin février, le ministère du Travail a fait l'objet d'une attaque en règle de hackers sur le site Internet qui recense l'ensemble des procès-verbaux des élections professionnelles et qui doit servir, en 2013, à mesurer la représentativité des différentes centrales syndicales. Impossible pour l'instant de savoir qui est à l'origine de cette intrusion informatique de grande ampleur dans des serveurs informatiques publics normalement ultraprotégés. «On sait juste que l'attaque est venu de cybercafés», rapporte un syndicaliste.
«Les serveurs de départ sont publics et il est impossible de remonter la trace des auteurs de cette intrusion, confirme Jean-Denis Combrexelle, le directeur général du Travail qui va porter plainte. Je prends cette affaire très au sérieux. Cela démontre que notre système intéresse et il faut être plus vigilant.» Le DGT a d'ailleurs demandé un renforcement de la sécurité du site hébergé par un prestataire de service, Extalia. «Cela démontre que ce système n'est pas assez protégé, s'insurge Joseph Thouvenel, le vice-président de la CFTC. Il est plus opaque pour les acteurs que pour les hackers.»