L'A321 d'Air France, jeudi,sur le tarmac de l'aéroport de Toulouse, lors du remplissage d'une partie de ses réservoirs avec du biocarburant.
La compagnie a fait voler jeudi un Airbus A321 deux fois moins polluant en CO2, grâce au biocarburant, un poids allégé et une trajectoire optimisée. Il faudra attendre 2020 pour voir se généraliser le transport aérien «vert».
À part de petits autocollants signalant la présence de biocarburant dans les réservoirs, rien ne distingue l'A321 d'Air France allégé en émission de C02 d'un appareil ordinaire. La compagnie a pourtant voulu créer l'événement jeudi en faisant du vol AF6129 entre Toulouse et Orly le plus économe en émission de gaz carbonique.Lufthansa, KLM et Aeromexico ont mené des expériences de ce type, mais Air France a cumulé l'utilisation de biocarburant et tous les moyens de diminuer ses émissions de CO2. C'est une opération de «pédagogie et de sensibilisation», selon Bertand Lebel, directeur général adjoint du développement durable d'Air France KLM.
Pour émettre deux fois moins de C02 que sur un vol classique, Air France a joué sur plusieurs tableaux. D'abord, elle a allégé le poids des avions court et moyen-courriers (sièges, trolleys, chariots…). Ensuite, le pilote opte pour une trajectoire optimisée et continue, sans pallier à la montée et à la descente. Un projet européen, baptisé Cesar, a été lancé pour généraliser une meilleure gestion du trafic et des trajectoires. Pour pouvoir être déployé en Europe, 20 milliards d'euros vont devoir être investis dans Cesar.