L'alternance politique fera-t-elle tomber des têtes dans les grandes entreprises françaises, à commencer par celles qui appartiennent au secteur public? La question alimente les rumeurs et les conversations du monde économique depuis des mois. Sans réponse évidente jusqu'ici. Car, pendant sa campagne, François Hollande a soufflé le chaud et le froid. En février, le candidat PS dénonçait le «système Sarkozy» et promettait aux «hauts fonctionnaires» qui lui étaient liés qu'ils devraient laisser leur place à d'autres. Le propos visait explicitement la justice et le corps préfectoral. Mais il pouvait implicitement menacer aussi des dirigeants d'entreprise. Mercredi, lors du débat de l'entre-deux-tours, François Hollande avait vivement reproché à Nicolas Sarkozy d'avoir «nommé ses proches partout», «y compris dans des établissements bancaires». Une virulence qui fait redouter à certains une chasse aux sorcières dans la sphère économique. Une méchante rumeur évoque une «liste des cinq», cinq personnalités, donc, qui seraient à débarquer en priorité.
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lundi 7 mai 2012
Nouvelle donne pour les PDG du secteur public.
L'élection de François Hollande pourrait menacer certains dirigeants jugés proches de l'ancien président.
L'alternance politique fera-t-elle tomber des têtes dans les grandes entreprises françaises, à commencer par celles qui appartiennent au secteur public? La question alimente les rumeurs et les conversations du monde économique depuis des mois. Sans réponse évidente jusqu'ici. Car, pendant sa campagne, François Hollande a soufflé le chaud et le froid. En février, le candidat PS dénonçait le «système Sarkozy» et promettait aux «hauts fonctionnaires» qui lui étaient liés qu'ils devraient laisser leur place à d'autres. Le propos visait explicitement la justice et le corps préfectoral. Mais il pouvait implicitement menacer aussi des dirigeants d'entreprise. Mercredi, lors du débat de l'entre-deux-tours, François Hollande avait vivement reproché à Nicolas Sarkozy d'avoir «nommé ses proches partout», «y compris dans des établissements bancaires». Une virulence qui fait redouter à certains une chasse aux sorcières dans la sphère économique. Une méchante rumeur évoque une «liste des cinq», cinq personnalités, donc, qui seraient à débarquer en priorité.
L'alternance politique fera-t-elle tomber des têtes dans les grandes entreprises françaises, à commencer par celles qui appartiennent au secteur public? La question alimente les rumeurs et les conversations du monde économique depuis des mois. Sans réponse évidente jusqu'ici. Car, pendant sa campagne, François Hollande a soufflé le chaud et le froid. En février, le candidat PS dénonçait le «système Sarkozy» et promettait aux «hauts fonctionnaires» qui lui étaient liés qu'ils devraient laisser leur place à d'autres. Le propos visait explicitement la justice et le corps préfectoral. Mais il pouvait implicitement menacer aussi des dirigeants d'entreprise. Mercredi, lors du débat de l'entre-deux-tours, François Hollande avait vivement reproché à Nicolas Sarkozy d'avoir «nommé ses proches partout», «y compris dans des établissements bancaires». Une virulence qui fait redouter à certains une chasse aux sorcières dans la sphère économique. Une méchante rumeur évoque une «liste des cinq», cinq personnalités, donc, qui seraient à débarquer en priorité.
samedi 14 avril 2012
Le gouvernement démine les dossiers industriels.
Les véhicules Sernam ne seront pas repris par Geodis.
Le tribunal de commerce a confirmé vendredi la reprise de Sernam par Geodis.
Après des semaines d'incertitudes, le tribunal de commerce de Nanterre a autorisé vendredi la reprise de la société de messageries Sernam placée en redressement judiciaire le 31 janvier dernier par Geodis, filiale de la SNCF. Il s'agit d'une reprise partielle. Geodis et sa filiale BMV déboursent 750.000 euros pour récupérer les clients de Sernam, soit 200 millions d'euros de chiffre d'affaires, et une partie des employés de l'entreprise de messagerie en dépôt de bilan.
Sur les 1441 salariés, 833 rejoindront Geodis dans leur bassin d'emploi. La SNCF proposera des offres de reclassement aux 600 autres salariés de Sernam qui ne sont pas repris. En revanche, Geodis ne récupérera quasiment aucun des 55 sites logistiques de l'entreprise en faillite ni les 1300 véhicules de livraison.
Il y a une semaine encore, le sauvetage de cette entreprise mise en dépôt de bilan par le fonds de retournement Butler Capital Partners était loin d'être acquis. La filiale de la SNCF avait fixé des conditions de reprises auxquelles il semblait difficile de répondre favorablement. Il a fallu la mobilisation des salariés et une très forte pression, au cours du week-end de Pâques, de Thierry Mariani, ministre des Transports, pour pousser Pierre Blayau, PDG de Geodis, à faire preuve de souplesse pour ouvrir la voie à la reprise.
vendredi 13 avril 2012
Sernam sera fixé sur son sort vendredi.
Manifestation de salariés de Sernam le 4 avril dernier, à la Défense (Hauts-de-Seine).
Le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) a mis en délibéré sa décision sur une offre de reprise de Sernam que Geodis aurait augmenté à 500.000 euros, selon son PDG.
À quelques jours de l'élection présidentielle, le suspense reste
entier pour les 1441 salariés de Sernam. Cet après-midi, le tribunal de
commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) a décidé de mettre en délibéré la
décision concernant l'offre de reprise de Sernam par Geodis. Les salariés du transporteur ont fait part de leur inquiétude.
«On a un sentiment mitigé, on a toujours dit que l'offre de Geodis
était a minima et pas du tout suffisante, a déclaré à la presse Thierry
Bresson, secrétaire du comité d'entreprise. Notre combat désormais est
de sauver les emplois de ceux qui ne sont pas repris». De son côté, le
gouvernement s'est dit satisfait du maintien de l'offre de Geodis.
«C'est une très bonne nouvelle car le maintien de cette offre n'était
pas assuré», a réagi le ministre des Transports, Thierry Mariani.
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