Infolinks

Google Recherche

Affichage des articles dont le libellé est Régimes fiscaux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Régimes fiscaux. Afficher tous les articles

jeudi 10 mai 2012

Berne et Londres se disputent les candidats à l'exil fiscal.

Au Royaume-Uni (ici à Londres, dans le quartier de Kensington) comme en Suisse, l'absence d'ISF et des régimes fiscaux avantageux constituent un refuge pour <br/>les étrangers.
Au Royaume-Uni (ici à Londres, dans le quartier de Kensington) comme en Suisse, l'absence d'ISF et des régimes fiscaux avantageux constituent un refuge pour les étrangers.


 Les avocats fiscalistes ont été davantage consultés à mesure que s'est dessinée la victoire de la gauche.


Vu du Royaume-Uni, de Belgique ou de Suisse, l'exilé fiscal français est une aubaine. Ou plutôt un client à conquérir. Sur ce juteux marché, l'élection de François Hollande aiguise les appétits. Deux mesures du nouveau président - alourdissement de l'ISF et taxation à 75 % des revenus de plus de 1 million d'euros - risquent de faire fuir davantage de contribuables français. Les Britanniques entendent en tirer profit et le disent sans ambages. «Je pense qu'un nombre terrible de Français va vouloir venir à Londres», s'est réjoui Iain Duncan Smith, le secrétaire d'État britannique au Travail, juste avant la victoire de François Hollande. La presse anglaise regorge de témoignages d'agents immobiliers londoniens notant un afflux de Français.
De fait, en France, les avocats fiscalistes perçoivent une hausse des candidats à l'exil. «J'ai traité une dizaine de dossiers depuis trois mois, contre six à huit par an en moyenne autrefois», témoigne Corinne Dadi, avocate chez Stehlin & Associés. Deux destinations tiennent la corde: le Royaume-Uni et la Suisse. Les deux pays ont pour eux l'absence d'ISF et des régimes fiscaux avantageux pour les étrangers: forfait négocié avec le fisc et soldant l'ensemble des impôts, pour Berne, et exonération des revenus non rapatriés en Grande-Bretagne, pour Londres. «Les deux pays sont hors de la zone euro, ce qui rassure tous ceux qui doutent de l'avenir de la monnaie unique»,ajoute Marc Vaslin, avocat associé chez Scotto & Associés. À vrai dire, les rives de la Tamise et les bords du lac Léman ne sont pas vraiment concurrents. Ne serait-ce que parce que les bénéficiaires du forfait fiscal suisse ne doivent pas travailler dans le pays. «Londres est une ville cosmopolite pour les cadres actifs. Ceux qui vont en Suisse sont plutôt des retraités qui apprécient le climat et la sécurité», témoigne Christophe Chaillet, directeur de l'ingénierie patrimoniale HSBC France.

Discrétion suisse: