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mercredi 9 janvier 2013

Sanofi : des restructurations douloureuses en France.


Val de Rueil - Lyophilisation
La recherche de Sanofi est sur la sellette dans le plan en cours dans l’Hexagone.

 Reçues mardi soir par Arnaud Montebourg, les organisations syndicales réclament le gel du plan et des réunions tripartites, avec le gouvernement. 

Soutien ou non du ministre Arnaud Montebourg - dont les équipes recevaient mardi soir les syndicalistes de Sanofi, à la veille d’un comité central d’entreprise - le plan social du laboratoire se met peu à peu en place. Les organisations syndicales sont toujours vent debout contre le projet. «Nous réclamons au moins le gel du plan et des réunions tripartites, avec le gouvernement», explique Thierry Bodin, délégué CGT. Difficile d’y croire. Le ministre du Redressement productif avait annoncé en octobre une mission ministérielle pour réfléchir à l’avenir des quelque 600 salariés du site de Toulouse. Elle n’a toujours pas été créée.

Des équipes sclérosées:

samedi 19 mai 2012

La santé animale, un marché rentable et peu risqué .


Avec des marges opérationnelles de l'ordre de 25 % à 30 %, la rentabilité du secteur vétérinaire est aussi élevée que dans la santé humaine.
Avec des marges opérationnelles de l'ordre de 25 % à 30 %, la rentabilité du secteur vétérinaire est aussi élevée que dans la santé humaine.
 
 
 Le marché de la nourriture pour animaux se porte très bien. Il en est de même pour les médicaments pour bêtes.
 
 
 Avec 20 milliards de dollars de ventes annuelles, la santé animale n'est qu'une goutte d'eau par rapport à l'énorme marché des médicaments pour humains, proche de 900 milliards de dollars. Mais le secteur séduit. Six grands groupes pharmaceutiques, Pfizer, Merck, Sanofi, Lilly, Bayer et Novartis, en détiennent 60 % et sont présents, en général, sur les deux marchés principaux. L'américain Pfizer domine le segment des bêtes de «rente», veaux, vaches, cochons et autres couvées qui représentent 60 % du marché vétérinaire. Merial, la filiale que Sanofi a dû renoncer, pour des soucis de concurrence, à marier avec le pôle animal de Merck, est leader pour les animaux de compagnie.
«La médecine animale est une activité moins risquée que la santé humaine», note Loïc Plantevin, associé de Bain et Company, en charge du pôle santé. Les coûts de recherche et développement y sont plus faibles et la probabilité de donner naissance à un nouveau traitement plus élevée. Certes, aucun médicament n'atteint les chiffres d'affaires des produits vedettes de la santé humaine. Le traitement animal le mieux vendu, l'antiparasitaire Frontline de Merial, la filiale de Sanofi, dépassait tout juste le milliard de dollars en 2010, au top de ses ventes. Mais il ne craint pas vraiment la concurrence des génériques. Le laboratoire français Vetoquinol, dixième groupe vétérinaire mondial, n'espère ainsi tirer qu'un chiffre d'affaires limité à quelques millions d'euros du concurrent Flevox, qu'il commercialise depuis trois mois. Les marques ont tant d'importance pour ces traitements financés directement par les propriétaires d'animaux, que les génériques grignotent de très faibles parts de marché sur les médicaments principaux.
«Avec des marges opérationnelles de l'ordre de 25 % à 30 %, la rentabilité du secteur vétérinaire est aussi élevée que dans la santé humaine», ajoute Loïc Plantevin. Autre avantage, «beaucoup de technologies développées pour la santé humaine sont recyclées dans l'univers animal, à moindres frais, les anti-infectieux par exemple», détaille l'associé de Bain.

Intérêt des financiers:

vendredi 27 avril 2012

Le premier trimestre de Sanofi rassure les investisseurs.


Plavix (clopidogrel): Sanofi apparaît capable de surmonter la perte du brevet de cette molécule vedette. 

Progrès des activités de croissance et solides cash-flows sont au rendez-vous au premier trimestre, ce qui rassure les investisseurs alors que la perspective d’un repli du bénéfice par action en 2012 est déjà intégrée.

Grâce à l’accélération des ventes de Genzyme et aux segments que le laboratoire appelle ses plates-formes de croissance (marchés émergents, santé grand public, produits vétérinaires, vaccins, traitements du diabète), Sanofi a accompli un premier trimestre soutenu.
Son chiffre d’affaires a crû de 9,4 % (+7 %, hors effet de change) à 8,511 milliards d’euros, pour un résultat opérationnel de 2,206 milliards, en amélioration de 62 %, et un résultat net part du groupe de 1,827 milliards, accru de 50 % par rapport au premier trimestre 2011. Le résultat net des activités (ajusté de certains amortissements, dépréciations et charges de restructuration), un indicateur qui vise à rendre compte de la performance économique, fait ressortir une progression de 12,5 % (+8,4 % hors effet de change) à 2,442 milliards.
Cette bonne tenue a permis au groupe de générer 2,827 milliards d’euros de cash-flows opérationnel, 20,5 % de plus qu’au premier trimestre 2011. Une fois financés les investissements, les rachats d’actions et les coûts de restructuration cette manne a permis de réduire la dette nette qui est passée en l’espace d’un trimestre de 10,859 à 8,605 milliards d’euros.