Un dépôt de bilan de Neo Sécurité risque d'entraîner une fuite des clients et d'inévitables suppressions d'emplois.
Neo Sécurité (5000 salariés) doit d'urgence trouver 15 millions d'euros pour échapper au redressement judiciaire.
Le numéro deux de la sécurité en France a peur pour son avenir. Après la défection du fonds d'investissement censé reprendre 70% de son capital, le groupe français Neo Sécurité envisage un dépôt de bilan. Selon nos informations, Jean-Michel Houry, son patron et principal actionnaire, a prévenu mercredi le président du tribunal de commerce de Paris. «Nos avocats demanderont formellement en début de semaine une audience pour le dépôt de bilan, qui pourrait intervenir dans les premiers jours de mai», confirme au Figaro Jean-Michel Houry.
En cette période électorale, la démarche est explosive. Le groupe spécialisé dans la «sécurité humaine» emploie 5000 salariés et assure notamment des missions de surveillance pour la moitié des sociétés du CAC 40 et dans plusieurs sites de la DCNS. Il a été constitué en mars 2009, lorsque Jean-Michel Houry, ancien dirigeant de la Brink's, a repris l'activité française, très déficitaire, du groupe anglais G4S, coleader mondial du secteur avec le suédois Securitas, qui domine le marché dans l'Hexagone.