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mercredi 16 janvier 2013

JP Morgan : le bonus du patron divisé par deux.

File of Jamie Dimon during a U.S. Senate Banking, Housing and Urban Affairs Committee hearing in Washington
Le patron de JP Morgan Chase, Jamie Dimon, est indirectement responsable des errements qui ont permis à une équipe de traders de prendre des paris trop risqués sur des produits dérivés de crédit.

Jamie Dimon fait ainsi les frais de l’affaire de « la baleine de Londres » qui a coûté plus de 6 milliards à la banque.

Jamie Dimon, patron de JP Morgan Chase, n’est plus «le roi de Wall Street». En réduisant de 50 % sa rémunération, le conseil d’administration de la première banque des États-Unis, l’a relégué parmi les moins bien payés des grands dirigeants de Wall Street.
Son salaire de base en 2012 est certes le même qu’en 2011, soit 1,5 million de dollars, mais son bonus est ramené à 10 millions de dollars: 53,5 % de moins qu’en 2011. Le message est clair: Jamie Dimon est indirectement responsable des errements qui ont permis à une équipe de traders basée à Londres de prendre des paris énormes et beaucoup trop risqués sur des produits dérivés de crédit. Leurs spéculations se sont soldées par plus de 6 milliards de dollars de pertes en 2012.
Pour autant, un rapport interne de JP Morgan Chase, publié hier, n’accable pas Jamie Dimon. En dépit de l’affaire dite de «la baleine de Londres», en raison du surnom donné au trader français qui avait accumulé des positions monumentales sans supervision efficace, JP Morgan Chase rend compte en 2012 de sa troisième année consécutive de profits records, soit 21,3 milliards de dollars, dont 5,7 milliards au quatrième trimestre.
Ce sont surtout les supérieurs hiérarchiques de «la baleine», ainsi que le directeur financier de la banque et le responsable de l’analyse des risques, tous rapidement remplacés dans les jours qui ont suivi l’éclatement de l’affaire l’an dernier, qui sont blâmés pour ce fiasco.

Goldman Sachs en forme:

mercredi 20 juin 2012

JPMorgan liquide sa «baleine» à perte.


Les positions de la fameuse «baleine de Londres» seraient en train d’être liquidées. L’action en profite.


D’après nos confrères de CNBC, 65 à 70% des positions sur le marché du crédit prises par JP Morgan seraient déjà vendues. La banque avait fait, par l’intermédiaire d’un de ses traders, des paris hasardeux sur des dettes d’entreprises. Ce trader français était surnommé la «baleine de Londres», avec des positions estimées à 100 milliards de dollars.
Le fait que JP Morgan prenne sa perte est une bonne nouvelle pour les marchés. Ils vont enfin savoir combien la banque a perdu. Différentes estimations avaient été fournies, un minimum de 2 milliards de dollars ayant été retenu.
A l’ouverture de Wall Street, le titre prend 2,4%, à 36,26 dollars.
Le sentiment des experts Bourse: cette nouvelle, si elle se confirme, est positive pour le secteur bancaire dans son ensemble.