Michael Dell, PDG du groupe, épaulé par le fonds Silver Lake et Microsoft, va racheter l’entreprise pour 24,4 milliards de dollars. Dell va sortir de la Bourse pour se donner le temps de réinventer son modèle.
En panne de croissance dans les PC, où il est tombé au troisième rang mondial, Michael Dell veut redonner un avenir à l’entreprise qu’il a fondée en 1984. Pour conduire les réformes nécessaires, sans avoir le jugement pressant des investisseurs financiers, il va retirer Dell de la Bourse, ce qui conduit l’agence de notation Standard and Poor’s à vouloir abaisser la note du groupe informatique, relégué dans la catégorie des émetteurs spéculatifs.
Ce rachat pour un montant total de 24,4 milliards de dollars (18,1 milliards d’euros) a été approuvé par le conseil d’administration. L’opération va se réaliser sur la base d’un cours de l’action de 13,65 dollars, soit une prime de 25% sur le cours de l’entreprise, après la propagation de rumeurs sur ce rachat, le 12 janvier.
L’opération est pilotée par Michael Dell lui-même, qui va apporter plusieurs centaines de millions de dollars et sa part de 15,7% dans son entreprise. Il va conserver son rôle de PDG. En outre, le fonds Silver Lake Partners apporte un milliard de dollars, et Microsoft, le numéro un mondial des logiciels, concède un prêt de 2 milliards. Michael Dell et Silver Lake Partners vont racheter les actions des minoritaires grâce au cash de l’entreprise et à plus de 13 milliards de dollars de dettes apportés par des banques. L’opération devrait être bouclée avant fin juillet 2013.
Ce rachat sanctionne le parcours chaotique d’une entreprise flamboyante. Au sommet de sa gloire, au début des années 2000, quand Dell était en passe de conquérir la première place mondiale dans les PC, sa valeur en Bourse avait culminé à 100 milliards de dollars. Aujourd’hui, il en vaut quatre fois moins. «Je crois que cette transaction ouvre un nouveau chapitre pour Dell, nos clients et nos équipes», a indiqué le fondateur.
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