Infolinks

Google Recherche

Affichage des articles dont le libellé est US6153691059. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est US6153691059. Afficher tous les articles

mardi 19 juin 2012

L’inefficacité des agences de notation est démontrée.

Alors que les députés européens veulent renforcer la réglementation des agences de notation, une étude de Bloomberg montre que la réaction des marchés va à l’inverse des décisions des agences dans 47 % des cas.


Les médias continuent de monter en épingle la moindre de leurs décisions, mais les critiques sur les agences de notation mondiales ne cessent de pleuvoir. Ces agences avaient attribué des triple-A à la pelle à des produits dérivés de créances hypothécaires subprimes aux États-Unis, qui se sont effondrés en 2007. Dernièrement, elles ont rivalisé de sévérité vis-à-vis des États confrontés à d’importants déficits. Pourtant, leur influence sur le taux d’intérêt des obligations souveraines n’est pas démontrée. Dans près d’un cas sur deux, révèle une enquête de Bloomberg, le rendement (mesurant la prime de risque) des obligations dégradées diminue (ou il augmente alors que la note des obligations a été relevée).
L’agence de presse financière a étudié un ensemble de 314 changements de notes d’États souverains, de l’Argentine à la Turquie en passant par le Japon ou l’Italie, auxquels les agences Standard & Poor’s et Moody’s ont procédé au cours des 38 dernières années. Dans 47 % des cas, la réaction des marchés un mois après va en sens inverse de la décision des agences. Le phénomène a été particulièrement flagrant lors du retrait par S & P du triple-A des États-Unis l’an dernier: jamais le pays n’a emprunté aussi peu cher depuis. De même, alors qu’en 2010 l’agence avait confirmé le triple A français après l’annonce d’un premier plan de rigueur incluant le report à 62 ans de l’âge de la retraite, elle a commencé à s’alarmer l’année suivante du risque systémique dans la zone euro et abaissé la note de la République française. Là encore, les marchés n’ont pas pris acte, au contraire, puisque le taux d’intérêt des bons du Trésor a reculé.