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lundi 4 février 2013

Discrètement, la Chine fait main basse sur les mines d’or.


La Chine mène une politique de rachats très aggressive.

Le pays multiplie les acquisitions dans les mines aurifères à travers le monde. Son but : aller chercher l’or directement au sous-sol pour assurer son approvisionnement sur le long terme.

La course à l’approvisionnement en or s’accélère pour la Chine. Depuis quelques années, la deuxième économie mondiale cherche par tous les moyens à augmenter son très faible stock de métal jaune. Objectif: diversifier ses réserves, en grande majorité constituées de dollars et d’actifs libellés en billet vert. Pékin dispose certes de 1054 tonnes d’or dans ses coffres - un chiffre qui n’a pas été réactualisé par les autorités depuis 2009 - mais le métal jaune ne représente que 1,7% de ses réserves totales. Une goutte d’eau comparé aux États-Unis, où l’or compte pour 76,3% des réserves.

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Pour sécuriser ses approvisionnements, Pékin a décidé d’aller chercher le métal précieux directement à la source. Le pays s’est lancé dans une campagne agressive de rachats d’actifs dans les plus importantes sociétés aurifères mondiales. D’après une étude PwC publiée la semaine dernière, quatre des dix principales acquisitions recensées dans le secteur l’an dernier ont été réalisées par des acheteurs chinois, aux côtés des traditionnels canadiens et australiens. «La montée en puissance chinoise a été très rapide. Cette stratégie d’acquisition date seulement de 2006. Avant, la Chine était complètement inexistante des radars mondiaux des acquisitions, toutes matières premières confondues», constate Mariano Marcos, associé spécialiste des matières premières chez PwC. «Il y a des opérations internes qui entraînent un mouvement de concentration en Chine. Et puis il y a les acquisitions extérieures souvent réalisées avec l’appui de l’État», précise-t-il.