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mardi 5 février 2013

Une «Opep» du thé espère voir le jour.


Une plantation de thé en Chine.

Plusieurs pays producteurs ont décidé de s’unir pour exercer une pression sur les prix de la feuille de thé, sur le modèle de l’organisation pétrolière. Mais les difficultés s’annoncent nombreuses.

S’unir pour agir sur les prix du thé. C’est la décision récente prise par les principaux pays producteurs. Sri Lanka, Inde, Kenya, Indonésie, Malawi et Rwanda, qui pèsent plus de 50% de la production mondiale, ont décidé de crée le Forum international des producteurs de thé.

• Que compte faire ce nouveau Forum?

D’après le ministre sri lankais chargé des Plantations, Mahinda Samarasinghe, la stabilité des prix est l’un des objectifs visé par le Forum «pour améliorer les moyens de subsistance des petits paysans propriétaires de maigres parcelles». Pousser les prix vers le haut est aussi envisagé avec la mise en place de quotas de production. Selon le chef de la Promotion du thé au Sri Lanka, Janaki Kuruppu, le prix actuel est infiniment moins élevé que celui d’autres boissons, comme le café (autour de 3,25 dollars le kilo d’arabica), ce qui justifie la manoeuvre. «Les gens peuvent payer un peu plus pour du thé. Au Sri Lanka, le thé est moins cher que l’eau en bouteille», a-t-il souligné. Enfin, l’objectif sera de partager entre les membres un savoir-faire qui devrait permettre de «garantir des normes de qualité supérieure».

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• Comment s’organise aujourd’hui le marché mondial du thé?

lundi 4 février 2013

Discrètement, la Chine fait main basse sur les mines d’or.


La Chine mène une politique de rachats très aggressive.

Le pays multiplie les acquisitions dans les mines aurifères à travers le monde. Son but : aller chercher l’or directement au sous-sol pour assurer son approvisionnement sur le long terme.

La course à l’approvisionnement en or s’accélère pour la Chine. Depuis quelques années, la deuxième économie mondiale cherche par tous les moyens à augmenter son très faible stock de métal jaune. Objectif: diversifier ses réserves, en grande majorité constituées de dollars et d’actifs libellés en billet vert. Pékin dispose certes de 1054 tonnes d’or dans ses coffres - un chiffre qui n’a pas été réactualisé par les autorités depuis 2009 - mais le métal jaune ne représente que 1,7% de ses réserves totales. Une goutte d’eau comparé aux États-Unis, où l’or compte pour 76,3% des réserves.

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Pour sécuriser ses approvisionnements, Pékin a décidé d’aller chercher le métal précieux directement à la source. Le pays s’est lancé dans une campagne agressive de rachats d’actifs dans les plus importantes sociétés aurifères mondiales. D’après une étude PwC publiée la semaine dernière, quatre des dix principales acquisitions recensées dans le secteur l’an dernier ont été réalisées par des acheteurs chinois, aux côtés des traditionnels canadiens et australiens. «La montée en puissance chinoise a été très rapide. Cette stratégie d’acquisition date seulement de 2006. Avant, la Chine était complètement inexistante des radars mondiaux des acquisitions, toutes matières premières confondues», constate Mariano Marcos, associé spécialiste des matières premières chez PwC. «Il y a des opérations internes qui entraînent un mouvement de concentration en Chine. Et puis il y a les acquisitions extérieures souvent réalisées avec l’appui de l’État», précise-t-il.

samedi 2 février 2013

Gaz de schiste : après les États-Unis, l’Europe et la Chine.


Moratoires ou espoirs, les pays du Vieux Continent sont divisés sur le gaz de schiste.

Si le débat sur le gaz de schiste persiste en France, c’est qu’au-delà des interrogations légitimes sur l’impact écologique de l’exploitation la «déferlante» américaine fait réfléchir. L’essor de la production de ces gaz non conventionnels, permis par une amélioration des techniques, a surpris les experts par son ampleur. Depuis 2005, la production de gaz de schiste a pratiquement décuplé pour atteindre 210 milliards de mètres cubes en 2012. De quoi satisfaire plus de quatre ans de consommation de la France.
En moins de dix ans, grâce au gaz de schiste, qui représente le tiers du gaz naturel extrait dans le pays, les États-Unis ont presque atteint l’autosuffisance gazière et débattent désormais de l’opportunité d’exporter. Le prix de gros du gaz naturel a été divisé par trois depuis 2008, pour s’établir au tiers du prix du marché européen. Enfin, la révolution du gaz de schiste aux États-Unis, qui transforme l’industrie chimique à grande vitesse, a déjà créé 1,7 million d’emplois, selon la société de conseil IHS.
Aujourd’hui, une autre révolution a pris le relais outre-Atlantique, celle du pétrole de schiste, trouvé dans les mêmes formations géologiques. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les États-Unis pourraient produire autant de pétrole brut que l’Arabie saoudite dès 2020.
En Europe, les plus gros gisements de gaz de schiste identifiés par des études préliminaires se situent en France et en Pologne. Le Bassin parisien recèle aussi du pétrole de schiste. Le Vieux Continent avance en ordre dispersé. La France, qui a interdit la fracturation hydraulique par la loi, n’est pas isolée. La Bulgarie, les Pays-Bas et la République tchèque ont imposé des moratoires sur l’exploration, tout comme la région allemande de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie.

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Séismes en Grande-Bretagne:

vendredi 25 janvier 2013

Des tomates produites grâce à l’industrie pétrolière.



Rougeline fournit 8% de la production hexagonale de tomates.

Le groupement Rougeline a réduit sa facture énergétique de 75 %.

Un champ de pétrole qui jouxte un champ de tomates… A priori, ça fait mauvais genre. Et pourtant! Aussi improbable qu’hérétique de prime abord, l’image recouvre une réalité industrielle tout ce qu’il y a de plus réglementaire… et moderne en termes d’optimisation des énergies.
Tout près de Biscarrosse, à Parentis-en-Born (Landes), l’exploitation de tomates sous serre de la société Rougeline (qui produit environ 8 % de la production hexagonale) est depuis deux ans la voisine d’un des plus anciens champs de pétrole de l’Hexagone, aujourd’hui exploité par la société canadienne Vermilion.
L’originalité de ce drôle de voisinage? Le pétrolier aide l’agriculteur à réduire ses coûts en lui permettant de profiter de la chaleur des eaux salées qu’elle extrait avec le pétrole. «L’énergie représente 30 % du coût de revient d’une tomate, affirme Bruno Vila, président de Rougeline et exploitant dans les Pyrénées-Orientales. Le partenariat avec Vermilion nous permet de réduire notre facture énergétique dans une fourchette de l’ordre de 70 à 80 %.»

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Transfert de chaleur:

mercredi 16 janvier 2013

L’Allemagne va rapatrier tout son or entreposé à Paris.

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L’Allemagne est aujourd’hui l’État qui détient le plus d’or, derrière les États-Unis.

Les 374 tonnes d’or déposées par la Bundesbank dans les caves de la Banque de France vont être transférées en Allemagne. L’opération prendra cinq ans, pour des raisons de sécurité.

C’est un dernier vestige de la guerre froide qui disparaît: la Bundesbank va rapatrier une grande partie de ses gigantesques réserves de métal jaune qu’elle entreposait à Paris, à Londres et à New York. L’annonce officielle en a été faite ce mercredi à Francfort au siège de la banque centrale allemande.
Alors que l’Allemagne est aujourd’hui l’État qui détient le plus d’or, derrière les États-Unis, soit quelque 3396 tonnes pour une valeur estimée de 143 milliards d’euros aux cours actuels, elle en conserve moins du tiers (1036 tonnes) dans son territoire. Le reste est entreposé en majorité à New York (1536 tonnes dans les caves de la Fed), alors que 450 tonnes sont logées à Londres à la Banque d’Angleterre et 374 tonnes à Paris dans les caves de la Banque de France.
Même si de nombreuses banques centrales ont pris l’habitude de faire garder leur métal précieux à l’étranger, essentiellement aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France, la situation de l’Allemagne constitue une anomalie du fait de l’ampleur de ses réserves ainsi délocalisées.

Crainte d’une invasion soviétique:

lundi 7 janvier 2013

Les fermiers colombiens préfèrent la coca au cacao.



An indigenous woman of Paez tribe cultivates coca in Calderas town in Cauca Province
Une fermière cultive de la coca dans le département de Cauca.

Frappés par la baisse des cours du cacao, les fermiers se rabattent sur la feuille de coca, plus lucrative. L’objectif du gouvernement, visant à devenir deuxième producteur de fèves de la région, est compromis.

La lutte contre la cocaïne devrait encore se compliquer en Colombie. Depuis plusieurs mois, les autorités constatent que les fermiers délaissent les cultures légales, notamment celles de cacao, pour se tourner à nouveau vers la production illicite de cocaïne. L’an dernier, la production de cacao a chuté à une vitesse accélérée de 10% à 37.000 tonnes quand celle de coca restait quasi stable (-1,4%) à 345 tonnes de cocaïne 100% pure.
• Pourquoi le cacao n’attire pas les paysans colombiens?
La fève brune n’a plus les faveurs des fermiers car son prix ne cesse de reculer. L’Organisation internationale du cacao (ICCO) a fait état, pour la campagne 2011/2012, d’un surplus de production et d’une demande qui s’essouffle en Europe et en Amérique du nord. Après avoir touché son plus haut niveau depuis 32 ans à 3826 dollars à New York en mars 2011, la tonne se négocie actuellement autour de 2200 dollars. Elle encaisse un recul de plus de 30% sur un an. Pour les fermiers, cette baisse a une répercussion directe sur leurs revenus. D’après Bloomberg , ils ont vu le prix de leur fève chuter de 5000 à 3000 pesos le kilo (soit 2 à 1,30 euro) en huit mois.
A Colombian peasant shows a bag of coca paste crude semirefined cocaine in a makeshift drug lab in s..
Un fermier colombien fabricant de la pâte de coca.
A l’opposé, le prix de la cocaïne est resté stable selon les chiffres du dernier rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Unodc). Les fermiers peuvent vendre la cocaïne sous forme de feuille à 2400 pesos le kilo (environ 1 euro) ou de pâte pour 1,85 million de pesos le kilo (782 euros). Plus lucrative, la cocaïne vendue sous forme de base s’écoule à 2,6 millions de pesos le kilo (1096 euros). Globalement, cette culture peut assurer au fermier qui ne vend que des feuilles un revenu net par hectare d’environ 227 euros par mois.
La culture de coca dispose par ailleurs d’un avantage compétitif non négligeable: elle est souvent subventionnée par la guérilla locale qui aide les fermiers en leur finançant les graines et les engrais. Les transactions se font en liquide et la production est sûre d’être récupérée, même dans les fermes les plus difficiles d’accès. Le gouvernement tente de lutter contre ce phénomène en aidant les fermiers choisissant le cacao à trouver des acheteurs pour leur fève, à obtenir des prêts, tout en améliorant les infrastructures pour faciliter l’accès au marché.
video:

Les matières premières agricoles s’assagissent.

Après avoir grimpé de 30 % en 2012, elles sont délaissées par les fonds spéculatifs.

La fièvre retombe sur le marché des céréales et plus généralement sur celui des matières premières agricoles. Après avoir gagné plus de 30 % en 2012, les cours entament une décélération. Sur Euronext, vendredi en fin de séance, le blé et le maïs perdaient 2,50 euros la tonne. Ils atteignaient respectivement 251 euros et 235,25 euros la tonne. À Chicago, le maïs a atteint vendredi son cours le plus bas depuis le 29 juin.
Deux raisons principales peuvent expliquer ce mouvement baissier. La première est purement spéculative. «L’ensemble des matières premières agricoles sont corrélées entre elles, décrypte Michel Portier gérant d’Agritel, société spécialisée dans la gestion du risque des prix des denrées agricoles. Fin décembre, on a assisté à un désengagement des fonds sur le blé, le maïs et le soja. Les investisseurs essayent de remettre de l’argent sur les marchés des actions. Ils considèrent qu’ils ont été sous-évalués en 2012 avec à la clef une plus-value plus importante à dégager sur les marchés des equities que sur celui des commodities.»
Deuxième raison de cette humeur maussade sur le marché des denrées agricoles: la concurrence de plus en plus active des pays d’Amérique du Sud. Avec des perspectives de récoltes encourageantes en Amérique latine, notamment pour le soja, en raison de conditions météorologiques favorables. Elles devraient ainsi permettre à l’Argentine de produire des récoltes records de soja et de maïs, selon les prévisions de Commerzbank. De son côté, le Brésil serait en passe de ravir la place de numéro un mondial aux États-Unis avec une production 2013 attendue à plus de 81 millions de tonnes par certains analystes.

jeudi 5 avril 2012

La France emprunte plus cher .

A general view of the Palais Brogniard, former Paris Stock Exchange, located Place de la Bourse, downtown ParisAprès une accalmie, le taux à dix ans pourrait remonter vers 3,5%.

 L’Agence France Trésor a réalisé une émission ce matin. Le taux à dix ans a grimpé. La pression monte. 


Lors d’une vente d’obligations à 10 ans ce matin, le taux consenti par les prêteurs est ressorti à 2,98%. Cela reflète une tension car ce niveau est plus élevé que ces derniers jours, même si les opérateurs ont gardé leur sang-froid. Il ne serait pas étonnant que la barrière psychologique des 3% soit de nouveau franchie en peu de temps.
Au fond, les banquiers le savent bien, la seule valeur refuge obligataire en Europe est le bund, l’emprunt d’Etat allemand. Les autres emprunts sont plus ou moins risqués. Le Portugal et l’Irlande sont en danger, l’Italie et l’Espagne sont sous une très forte pression. La France pourrait de nouveau faire les frais de son indiscipline budgétaire.

Les inquiétudes risquent de s’amplifier: