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jeudi 7 février 2013

Perte record en vue pour PSA Peugeot Citröen.

PSA Peugeot Citroën a pris les devants jeudi soir : une opération vérité sur ses comptes va considérablement aggraver la perte qu’il publiera le 13 février prochain pour 2012.

À l’image d’autres entreprises ces dernières semaines, PSA a passé au crible la valeur de ses actifs inscrite à son bilan. Et a constaté que celle-ci ne reflétait pas leurs perspectives raisonnables de rentabilité future, au regard notamment de l’évolution du marché automobile européen. «Nous estimons qu’il restera durablement affecté par la crise», explique le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon.
Ces tests de dépréciation conduiront PSA à inscrire 4,1 milliards d’euros de charges comptables supplémentaires à fin 2012, dont 3 milliards sur la valeur des actifs de la seule division automobile. Au premier semestre 2012, le constructeur avait déjà affiché une perte nette de 819 millions d’euros. Au second, il devra aussi inscrire une provision pour restructuration au titre du plan social annoncé en juillet, dont il avait annoncé qu’elle devrait s’élever à 500 à 600 millions d’euros.

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Le marché ne s’est pas trompé:

Anglo Irish Bank liquidée par les députés irlandais.

Anglo était devenue synonyme des pratiques de prêt inconsidéréesqui ont coulé le secteur financier irlandais.

Le gouvernement irlandais espère ainsi trouver un accord avec les européens et, in fine, sortir du programme d’aide du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne.

Nationalisée en 2009 après son spectaculaire effondrement, Anglo Irish Bank (AIB), la troisième banque irlandaise, a été mise à mort dans la nuit. Les députés irlandais ont voté par 113 voix pour et 36 contre la liquidation de la banque dont le sauvetage a été évalué à 34 milliards d’euros. Les prêts encore en portefeuille seront transférés à la Nama, structure de défaisance («bad bank») créée par Dublin durant la crise financière pour délester les banques du pays de leurs actifs toxiques.

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Le ministre des Finances Michael Noonan a été contraint de présenter ce projet de loi au parlement en urgence mercredi soir, afin d’éviter que les créanciers ne réclament un remboursement immédiat et pour «assurer la stabilité» de la banque, officiellement rebaptisée Irish Bank Resolution Corporation (IRBC). «Dès que l’information concernant le projet de liquider IRBC a été rendu publique (dans le cadre de négociations avec la BCE, ndlr), il y a eu un risque immédiat pour la banque», a expliqué Michael Noonan aux députés. «Vu les circonstances, j’ai, en tant que ministre des Finances, agi immédiatement pour assurer la stabilité de la banque et la valeur de ses actifs, évalués à 12 milliards d’euros, au nom de l’Etat», a-t-il expliqué.

mercredi 6 février 2013

Liborgate : RBS à son tour sanctionnée.


RBS a écopé au total d’une amende de 390 millions de livres (444 millions d’euros) pour avoir manipulé le Libor.

La Royal Bank of Scotland n’est sans doute pas la dernière banque à être prise dans la tourmente de ce scandale tentaculaire.

«Est-ce que tu peux fixer un Libor suisse 6 mois très bas s’il te plaît? Il doit me rester des sushis pour toi…» demande en 2008 un trader. «OK, un taux bas, parce que c’est toi», lui répond en se faisant un peu prier son collègue de RBS chargé de soumettre tous les matins à la British Bankers’ Association le taux d’emprunt de la banque. «Wooooooooo! 0,01 %? Ce serait génial», exagère volontairement le trader, qui se voit répondre «1,33». «Parfait, tu es quelqu’un de bien», conclut le trader satisfait de son coup.
Cet échange de courriels chez Royal Bank of Scotland est l’un des 219 e-mails, messages instantanés ou appels téléphoniques, datés de 2006 à 2009, publiés mercredi par les autorités britanniques et américaines à l’appui de leur dossier contre la banque britannique. RBS a écopé au total d’une amende de 390 millions de livres (444 millions d’euros) pour avoir manipulé le Libor, ce taux interbancaire libellé en différentes devises qui guide la fixation des taux d’intérêt pour des quantités considérables de prêts et d’obligations à travers le monde.
Chez RBS, 21 personnes sont épinglées. La banque est la troisième après Barclays et UBS à être sanctionnée dans le cadre des investigations en cours sur le «Liborgate», la première à hauteur de 360 millions d’euros, la seconde pour 1,1 milliard. Dans les trois cas, les échanges témoignent de pratiques généralisées de manipulation.

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Fallait-il nationaliser RBS?

lundi 4 février 2013

EDF en quête de partenaires pour le nucléaire britannique.


Le centre de recherche nucléaire de Dounreay dans le nord de l’Écosse.

Centrica, son associé pour la construction de quatre nouvelles centrales EPR, jette l’éponge.

Qui épaulera EDF dans la relance du nucléaire au Royaume-Uni? Lundi, son unique partenaire, l’énergéticien britannique Centrica, a officiellement jeté l’éponge. La rumeur circulait depuis quelques semaines déjà, mais sa confirmation laisse EDF bien seul face à l’immense défi, industriel et financier, que représente la construction outre-Manche de quatre nouvelles centrales selon le scénario optimal.
Centrica disposait depuis 2009 d’une option de 20 % dans ce projet, à laquelle il a donc choisi de renoncer. En revanche, le britannique conserve sa part, également de 20 %, dans les centrales nucléaires existantes détenues par EDF. Le français est devenu le premier électricien anglais en 2009 après le rachat de British Energy pour 15 milliards d’euros, la plus grosse acquisition de l’histoire de l’électricien tricolore.
EDF n’est pas surpris par le retrait de Centrica, qui semble obéir d’abord à une logique financière. Mais le désengagement de son ex-partenaire du «nouveau nucléaire» s’inscrit également dans une logique industrielle quand il évoque «l’allongement du calendrier d’un retour sur investissement dans un projet de cette échelle».
Centrica pointe implicitement les dérapages du chantier de l’EPR de Flamanville (Manche), le réacteur de nouvelle génération qui accuse un retard de quatre ans et un surcoût de 5 milliards d’euros - pour une facture finale de 8,5 milliards. Or c’est la technologie EPR qui a été retenue pour les nouvelles centrales britannique.

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Le chinois CGNPC pourrait investir:

mercredi 30 janvier 2013

Marée noire : déjà 12 milliards de facture judiciaire pour BP.


Gulf Oil Spill-Settlement
Photo aérienne de l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique le 21 avril 2010.

La justice américaine valide un accord entre le groupe pétrolier et les autorités, par lequel BP accepte une amende de 4,5 milliards de dollars. La somme vient s’ajouter à 7,8 milliards versés à des victimes de la marée noire du golfe du Mexique.

BP franchit une nouvelle étape dans le règlement des conséquences de la marée noire provoquée par l’explosion le 20 avril 2010 de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique. Un juge américain a en effet approuvé l’accord passé entre les autorités américaines et le groupe britannique où ce dernier s’engage notamment à payer une amende historique de plus de 4,5 milliards de dollars. Le géant pétrolier reconnait en outre sa culpabilité dans la marée noire du Golfe du Mexique en 2010. En contrepartie, les autorités fédérales américaines abandonnent les poursuites pénales contre le groupe.
Lors de l’audience de mardi à La Nouvelle-Orléans, le vice-président de BP Amérique Luke Keller s’est excusé auprès des familles des victimes de l’accident. «Notre accord de plaider-coupable le montre clairement, BP comprend et reconnaît son rôle dans cette tragédie», a-t-il déclaré. «BP est également désolé de tout le tort causé à l’environnement», a-t-il poursuivi. En novembre, le groupe avait plaidé coupable de 11 chefs d’homicide involontaire, de deux chefs de violation de lois de protection de l’environnement et d’un chef d’obstruction au Congrès.
Mais les démêlés judiciaires de BP ne sont pas terminés pour autant. BP devra à nouveau comparaître le 25 février devant un tribunal de La Nouvelle-Orléans pour un procès au civil qui pourrait lui coûter jusqu’à 18 milliards de dollars supplémentaires s’il est reconnu coupable de négligence. BP avait déjà conclu un accord à l’amiable de 7,8 milliards de dollars avec certaines victimes de la marée noire.
Mais le groupe ne veut pas être seul à payer pour la catastrophe. Il a signalé son intention de réclamer des dommages et intérêts au propriétaire de la plateforme, le Suisse Transocean - qui s’est engagé à payer 1,4 milliard de dollars dans le cadre d’une autre procédure de plaider-coupable -, et à son sous-traitant Halliburton, qui avait réalisé le coffrage en ciment de la plateforme.

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vendredi 25 janvier 2013

Une femme «gendarme» des marchés financiers américains.



Mary Jo White, nouvelle patronne du gendarme boursier américain.

 Mary Jo White est prête à quitter New York pour s’installer à Washington et redresser une agence fédérale de réglementation des marchés financiers en pleine crise.


Le choix par Barack Obama de Mary Jo White pour diriger la Securities & Exchange Commission (SEC) a de bonnes chances d’être confirmé par le Sénat. L’ex-procureur fédéral de Manhattan de 1993 à 2002 est bien connue à Wall Street. Son excellente réputation remonte notamment à son succès dans l’inculpation et la condamnation de 35 terroristes islamistes, membres d’al-Qaida, ainsi que dans la mise derrière les barreaux du chef de la mafia John Gotti.

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Agée de 65 ans, petite, fluette et adepte de la course de fond, Mary Jo White est prête à quitter New York pour s’installer à Washington et redresser une agence fédérale de réglementation des marchés financiers qui est en pleine crise. La réputation de la SEC a beaucoup souffert depuis 2008 date du début de la crise. Ses cinq commissaires, divisés entre républicains et démocrates, sont souvent incapables de s’entendre. Le staff de la SEC est démoralisé et régulièrement dépassé par la complexité des missions de réglementation. Ses moyens technologiques et budgétaires sont modestes au regard de ceux des banques et fonds d’investissement qu’il est sensé surveiller.

samedi 12 janvier 2013

La banque de Rentabiliweb profitable dès 2013.

Le groupe de marketing en ligne espère révolutionner le paiement sur Internet.
 
Le pari bancaire de Rentabiliweb, spécialiste du marketing et du paiement en ligne, s’annonce gagnant. C’est en tout cas la ferme conviction du président fondateur du groupe, Jean-Baptiste Descroix-Vernier, l’un des plus emblématiques représentants de la nouvelle génération des dirigeants de l’Internet français. Selon lui, sa filiale dédiée aux activités bancaires, B2Bill «atteindra son point d’équilibre avant la fin 2013, quand entre 750 millions et 1 milliard d’euros de volumes de transactions passeront par notre plate-forme de paiement.» Cette activité a été lancée début 2011, après obtention d’un agrément par la Banque de France en tant qu’établissement de paiement et intégration dans le groupe d’intérêt économique Carte bancaire.

Se lancer dans le crédit:

B2Bill a vocation à devenir le nouveau relais de croissance du groupe Rentabiliweb, dont les activités ­traditionnelles, la monétisation d’audience, les sites de rencontre, de voyance ou le micropaiement sur Internet souffrent d’une concurrence accrue.
Le groupe s’adresse en premier lieu aux ­e-commerçants, son réseau naturel. «Les autres établissements de paiement (non bancaires, qui ont également obtenu l’agrément de la Banque de France) ne sont pas nos concurrents. Ils font du portefeuille électronique, comme Paypal», insiste Jean-Baptiste Descroix-Vernier.