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vendredi 8 février 2013

PSA : une entrée de l’État au capital n’est «pas d’actualité».


Le plan d’économies de Philippe Varin, à la tête du groupe, permettrait de remettre les comptes de PSA dans le vert pour fin 2014.

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a jugé cette option techniquement «possible», au lendemain de l’annonce d’une prévision de perte record pour 2012. Mais Bercy assure que ce n’est pas à l’ordre du jour.

Bercy a assuré aujourd’hui que l’entrée au capital de PSA n’était pas à l’ordre du jour. Le ministère de l’Économie veut ainsi calmer d’emblée le débat engagé ce matin: selon le journal Libération, l’État étudierait de plus en plus près une entrée au capital de PSA, si le groupe ne parvient pas - malgré les concessions - à endiguer ses pertes. Invité sur la radio RMC ce matin, le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac a jugé cette option techniquement «possible, ne serait-ce que parce que le FSI (Fo×nds stratégique d’investissement, ndlr) existe». A la question de savoir s’il souhaitait une entrée de l’Etat au capital du constructeur, il a répondu: «Soyons clair, cette entreprise ne peut pas, ne doit pas disparaître. Donc il faudra faire ce qu’il faudra pour que cette entreprise» subsiste.
Mais en milieu de matinée, Bercy tranche: une entrée au capital du constructeur n’est pas prévue actuellemement. Même si PSA est déjà, de facto sous tutelle de l’État, dans la mesure où une garantie de 7 milliards d’euros avait été accordée en octobre à la banque interne du groupe. Un coup de pouce symbolique qui donne à l’État beaucoup plus qu’un simple regard sur PSA.

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Une faillite de PSA, «pas d’actualité»:

jeudi 7 février 2013

Perte record en vue pour PSA Peugeot Citröen.

PSA Peugeot Citroën a pris les devants jeudi soir : une opération vérité sur ses comptes va considérablement aggraver la perte qu’il publiera le 13 février prochain pour 2012.

À l’image d’autres entreprises ces dernières semaines, PSA a passé au crible la valeur de ses actifs inscrite à son bilan. Et a constaté que celle-ci ne reflétait pas leurs perspectives raisonnables de rentabilité future, au regard notamment de l’évolution du marché automobile européen. «Nous estimons qu’il restera durablement affecté par la crise», explique le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon.
Ces tests de dépréciation conduiront PSA à inscrire 4,1 milliards d’euros de charges comptables supplémentaires à fin 2012, dont 3 milliards sur la valeur des actifs de la seule division automobile. Au premier semestre 2012, le constructeur avait déjà affiché une perte nette de 819 millions d’euros. Au second, il devra aussi inscrire une provision pour restructuration au titre du plan social annoncé en juillet, dont il avait annoncé qu’elle devrait s’élever à 500 à 600 millions d’euros.

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Le marché ne s’est pas trompé:

mardi 5 février 2013

Climat social toujours tendu chez PSA et Renault.

Le site de PSA, à Aulnay.Le site de PSA, à Aulnay.


L'usine de PSA à Aulnay est restée quasiment paralysée. Des débrayages ont à nouveau touché Renault.



Le conflit s'enlise dans l'usine de PSA à Aulnay, quasi paralysée depuis le 16 janvier. Alors que la CGT avait à nouveau appelé à la grève, la direction n'a pas démarré la production mardi matin, de façon, a-t-elle précisé, à pouvoir informer les salariés par petits groupes - pour de meilleures conditions de sécurité - sur le plan de restructuration. «Des œufs et des écrous ont été lancés vendredi dernier et lundi sur du personnel encadrant ; de gros pétards éclatent régulièrement», dénonce une porte-parole du site, qui ajoute que «les grévistes (environ 250 personnes) continuent d'intimider les non-grévistes sur la ligne de montage». Quelques voitures ont pu être en partie assemblées dans l'après-midi.

Risque de radicalisation:


À la demande des syndicats CFE-CGC, CFTC, FO et SIA, un comité central d'entreprise va se tenir le 15 février pour permettre à des salariés d'Aulnay d'être transférés avant la fermeture du site - prévue en 2014 - vers l'usine de Poissy. «Il y a des gens qui ne se sentent pas bien à Aulnay. Nous voulons leur donner la possibilité de quitter cette ambiance», explique Franck Don, de la CFTC.

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«Aujourd'hui, on assiste moins à des mouvements sociaux qu'à des implosions ou explosions sociales», a souligné Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, sur BFMTV. Les services de renseignement ont reçu récemment comme instruction de suivre «au plus près» les entreprises en difficulté, afin de prévenir «les risques d'incidents» ou d'éventuelles «menaces sur l'outil de production en cas de radicalisation d'un conflit».

Les fermetures d'usines s'accélèrent en France.

Des salariés d'Electrolux qui manifestent fin 2012 contre la fermeture de l'usine de lave-linges de Revin (Ardennes), prévue en 2014.
Des salariés d'Electrolux qui manifestent fin 2012 contre la fermeture de l'usine de lave-linges de Revin (Ardennes), prévue en 2014.

En 2012, plus de 200 sites ont fermé leurs portes, soit 42% de plus qu'en 2011. Le secteur manufacturier a particulièrement souffert, avec près de 24.000 postes supprimés. Cette année s'annonce tout aussi noire.



«L'économie française s'installe dans une tendance dépressive». Voilà le constat dressé par l'Observatoire de l'emploi et de l'investissement Trendeo. Dans son étude sur l'année 2012, celui-ci dénombre 266 fermetures d'usines contre 166 créations. Sur un an, le rythme de fermeture s'est accéléré, bondissant de 42%. L'économie se rapproche de sa pire performance enregistrée en 2009, au plus dur de la crise (379 fermetures). Le bilan est alarmant: en trois ans, la France a perdu 1087 usines. «Ce délitement du tissu industriel s'opère à bas bruit: au-delà des sinistres les plus spectaculaires, la taille moyenne des sites fermés est de 71 salariés. La taille moyenne des sites créés est de 65 salariés», note l'étude.
L'industrie manufacturière, qui affichait pourtant des signes d'amélioration en 2011, s'est fortement dégradée l'an dernier avec 23.897 postes supprimés. Depuis 2009, ce sont 121.946 postes qui ont disparu. L'automobile tire le secteur vers le bas avec 12.470 suppressions d'emplois en 2012 et 41.994 en trois ans. PSA et Renault ont annoncé les coupes les plus importantes, souligne Trendeo. De son côté, la pharmacie subit sa quatrième année de pertes d'emplois consécutive. Les suppressions décidées par les géants Bristol-Myers-Squibb, Sanofi, Cephalon ou encore Merck ont contribué à une perte de 2198 emplois. L'industrie alimentaire, marquée par la faillite de Doux, connait sa première année de pertes nettes d'emplois (-885). À l'inverse, le secteur aéronautique se porte bien avec 1828 créations de postes l'an dernier.

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Disparités géographiques:

lundi 4 février 2013

PSA Aulnay: la grève se poursuit .

La grève qui paralyse l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) depuis la mi-janvier se poursuivait lundi matin, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction. "La grève continue, il y a toujours autant de grévistes (environ 440, selon la CGT, ndlr) et la direction n'a pas eu la force de redémarrer les chaînes", a indiqué à l'AFP Jean-Pierre Mercier, délégué du syndicat CGT (28%) qui a appelé à la grève, rejoint par SUD (10%) et la CFDT (4,9%).
"Il y a toujours un absentéisme très élevé", a pour sa part indiqué une porte-parole de la direction, selon laquelle des oeufs ont été jetés par des grévistes, qui ont également fait éclater des pétards dans les ateliers. "Il n'y a pas de production aujourd'hui et la situation est tendue", a également dit Brahim Loujahdi, délégué CFTC, à l'AFP, décrivant l'explosion de "pétards au ferrage", l'un des trois ateliers de l'usine.
Les autres syndicats de l'usine, dont le syndicat maison majoritaire SIA (40% aux dernières élections sur une liste commune avec la CFTC), FO (12%) et la CFE-CGC (4%) ont appelé il y a dix jours à une reprise du travail et dénoncé des "pressions" sur les non grévistes.
Quatre ouvriers soupçonnés d'avoir participé à l'agression d'un huissier qui venait constater, à la demande de la direction, des dégradations dans l'usine le 18 janvier sont convoqués mardi en début d'après-midi pour un entretien en vue de leur licenciement. Un rassemblement de soutien est prévu à partir de 13H30 sur le parking de l'usine, avec Pierre Laurent et Marie-George Buffet, secrétaire national et députée du PCF, Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche, Olivier Besancenot, ex-candidat du NPA à la présidentielle de 2007, et Nathalie Arthaud, ex-candidate Lutte ouvrière à la présidentielle de 2012, ainsi que des élus locaux communistes et socialistes, selon M. Mercier.

Bourse:
PEUGEOT
5,76€                       -2,04%

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jeudi 31 janvier 2013

L'automobile et la distribution ont sauvé l'année publicitaire.

Les investissements des annonceurs dans les médias sont restés stables l'an dernier, à 27,9 milliards d'euros bruts, en hausse de 0,9 %, selon l'institut Kantar Media.

Ironie du sort, c'est la bagarre de communication entre les constructeurs automobiles, pourtant bien mal en point, qui a permis de sauver l'année publicitaire en France. Le poids du secteur, le deuxième en valeur après la distribution, et la hausse des investissements des deux premiers annonceurs, ­Renault et Peugeot, ont en effet permis de terminer 2012 à l'équilibre. Tous secteurs confondus, les investissements plurimédias des marques se sont élevés à 27,9 milliards d'euros bruts, en hausse de 0,9 %, selon les chiffres publiés mercredi par Kantar Media.
En hausse de 5 %, à 2,9 milliards d'euros, les dépenses des constructeurs ont aussi bien progressé pour les lancements de nouveaux modèles, qui représentent les deux tiers de leur effort, que pour les opérations spéciales (portes ouvertes…). Premiers investisseurs dans la publicité, les distributeurs, notamment les enseignes spécialisées dans le bricolage, le jardinage ou le sport, ont également accru leurs budgets, en hausse moyenne de 2,6 %, à 4 milliards d'euros.
Dans ce contexte, la télévision est le média qui a le mieux tiré son épingle du jeu, avec des investissements en progression de 4,5 %, à 9,8 milliards d'euros, ce qui représente une part de marché de 35,5 %. Une performance due essentiellement au dynamisme des chaînes de la TNT, sur lesquelles les investissements (autour de 2,7 milliards) pèsent désormais quasiment un tiers du média en valeur. Également en croissance (+3,7 %), la radio a aussi bien évolué, portée par les besoins de création de trafic des distributeurs et des concessionnaires automobiles.

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Ralentissement d'Internet:

lundi 28 janvier 2013

L'usine PSA d'Aulnay toujours bloquée par la grève.

Assemblée générale ce matin à Aulnay-sous-Bois.
Assemblée générale ce matin à Aulnay-sous-Bois.

L'usine, à l'arrêt pendant dix jours, a rouvert ce matin dans une ambiance tendue avec le renfort de plus de 200 cadres, mais sa chaîne de production a été immédiatement bloquée par les grévistes.


L'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois, à l'arrêt pendant dix jours, a rouvert ce matin dans une ambiance tendue avec le renfort de plus de 200 cadres, mais sa chaîne de production a été immédiatement bloquée par les grévistes.
La direction a décompté 180 grévistes, contre 400 selon la CGT, sur les 2800 salariés de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d'un plan de restructuration prévoyant la suppression de 8000 emplois auxquels s'ajouteront 1500 départs naturels non remplacés.
Au moment de la reprise du travail, les grévistes -en habits de ville- se sont rassemblés dans l'atelier montage derrière une banderole clamant «Non à la fermeture de PSA Aulnay!». Un cordon de sécurité les séparait d'une vingtaine de cadres extérieurs déployés en «observateurs» par la direction. Ils ont ensuite voté d'un seul homme la grève. Sur les lignes, par petites grappes, des salariés, majoritairement intérimaires, attendaient que la ligne fabriquant la Citroën C3 se mette en marche, en vain.

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Beaucoup d'absentéisme:

samedi 26 janvier 2013

PSA invente le moteur hybride à air comprimé.





L’hybridation ne provient pas de composants électriques mais hydrauliques.

VIDÉO - Le principal avantage d’Hybrid Air est lié son faible coût. Les modèles qui seront équipés de ce mode de propulsion n’ont pas encore été choisis; les premières commercialisations ne sont pas attendues avant 2016.

 
Remplacer l’électricité par de l’air. C’est le pari, réussi, des ingénieurs de PSA Peugeot Citroën. Depuis deux ans, ils travaillaient en secret pour développer une nouvelle technologie hybride, dénommée Hybrid Air, qui «utilise un moteur thermique classique, mais où l’énergie au freinage et à l’accélération est récupérée afin d’être stockée dans un compresseur d’air», explique Karim Mokaddem, le chef du projet au sein de la marque au lion.
Mardi, le groupe a ouvert son centre de recherche et développement (R & D) de Vélizy, dans la région parisienne, afin de dévoiler cette innovation majeure, où, à la différence de ses concurrents, l’hybridation ne provient pas de composants électriques mais hydrauliques.

L’utilisateur appréciera la faiblesse de la consommation, le groupe revendiquant 2,9 litres de consommation sur cent kilomètres avec une base de Peugeot 208 ou de Citroën C3. «En termes d’émission de CO2, le gain atteint 30% par rapport à un moteur essence», précise Guillaume Faury, vice-président en charge de la R & D chez PSA.

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500 millions d’investissements:

jeudi 24 janvier 2013

Opel choisit des plates-formes de PSA.



BELGIUM-AUTO-PSA-GM
Philippe Varin, président du groupe PSA et Steve Girsky, vice-président de General Motors en charge de la marque Opel, le 24 janvier, à Bruxelles. 

Les familles de voitures que les deux groupes vont codévelopper utiliseront surtout les technologies du français.

En grande difficulté financière, PSA multiplie les opérations pour rassurer sur son avenir. Mardi, le constructeur présentait une technologie hybride utilisant du gaz comprimé. Jeudi, pour la première fois depuis la signature de leur alliance fin février 2012, le Lion et l’américain General Motors (qui détient 7 % du français) ont organisé, à Bruxelles, une conférence de presse pour détailler leurs projets communs. Objectif: prouver la solidité de leur lien. Lorsque les grandes lignes avaient été dévoilées, en décembre, seul PSA s’était exprimé.
Si certaines précisions ont été données, des zones d’ombre demeurent, en particulier sur la question sensible des lieux de production des futurs véhicules, qui seront lancés à partir de 2016. «Il est trop tôt pour se prononcer sur la production», ont martelé Philippe Varin, le patron de PSA, et Steve Girsky, vice président de GM, maison mère de l’allemand Opel. Les premières décisions sur ce sujet devraient toutefois être prises «cette année», a indiqué le dirigeant de PSA. Les deux groupes, qui ont créé une structure commune d’achat en Europe, ont rappelé qu’ils allaient partager le développement de trois catégories de véhicules: des petits monospaces (type C3 Picasso et Opel Meriva), des crossovers et des monospaces compacts (Peugeot 3008 et Opel Zafira), ainsi que des petites voitures (Peugeot 208 et Opel Corsa).

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Promesses sur l’emploi:

mercredi 9 janvier 2013

Les ventes de PSA ont dégringolé en 2012.


PSA a souffert de la baisse du marché européen. 

Pénalisé par la chute du marché européen et la suspension de ses activités en Iran, le constructeur a enregistré une baisse de ses immatriculations de 16,5%. Le groupe espère un rebond de ses ventes cette année.
 
2012 aura décidément été une année compliquée pour PSA. Le constructeur, lancé dans un vaste plan social, a annoncé ce mercredi une baisse de ses ventes mondiales de véhicules de 16,5% sur un an à 2,97 millions d’unités.
En Europe, où le marché s’est globalement contracté de 8,6% l’an dernier, le premier constructeur automobile français a vu ses ventes dégringoler de 14,8% à 1,76 million d’unités, tandis que sa part de marché s’est dégradée de 13,2% en 2011 à 12,7% un an plus tard. «Les marchés d’Europe du Sud, où le groupe est particulièrement présent, sont les plus impactés par cette crise: France: -13,3%, Espagne: -14,9%, Italie: -20,9%», souligne le constructeur dans un communiqué.
PSA a aussi été très impacté par la suspension de ses activités de vente d’éléments détachés en Iran, suite à un renforcement des sanctions internationales à l’encontre de ce pays. Le nombre des voitures de marque Peugeot en kit, destinées principalement à ce pays, est tombé à 145.000 contre 457.900 unités en 2011.

lundi 7 mai 2012

Le risque des plans sociaux ressurgit.

Fabrication de monospaces sur les chaînes de Peugeot à Sochaux. En perte au second semestre 2011, le constructeur avait indiqué, début mars, qu'il se donnait «18 à 24 mois ». C'est surtout l'emploi à l'usine Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois, l'un des principaux employeurs de Seine-Saint-Denis (3 100 salariés), qui est menacé.
Fabrication de monospaces sur les chaînes de Peugeot à Sochaux. En perte au second semestre 2011, le constructeur avait indiqué, début mars, qu'il se donnait «18 à 24 mois ». C'est surtout l'emploi à l'usine Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois, l'un des principaux employeurs de Seine-Saint-Denis (3 100 salariés), qui est menacé.


 Plusieurs plans sociaux pourraient être annoncés. Premiers dossiers épineux pour François Hollande.

Ce pourrait être l'effet gueule de bois du lendemain des élections. Certaines entreprises ont en effet, sous la pression du précédent gouvernement ou en attendant une période plus propice, remis à après la campagne électorale des plans de restructuration qu'elles jugent nécessaires. Pour les sociétés dans lesquelles l'État est actionnaire, le message avait été très explicite: pas «de suppressions d'emplois» en France. Premier visé, le groupe nucléaire Areva s'était plié à la consigne et il réduit actuellement ses effectifs (1200 postes) en Allemagne.
Mais la santé de plusieurs groupes reste fragile, et les mois qui viennent s'annoncent chahutés sur le front social. «Je ne laisserai pas faire ce cortège de plans sociaux qui aurait été différé et il y aura des responsabilités à prendre au sommet des entreprises, avait déclaré François Hollande fin avril. Rien n'a été fait pour prévenir ce drame qui s'annonce. Donc, au lendemain de l'élection présidentielle, et avant même que des décisions irréparables ne soient prises, je dois, je devrai intervenir», avait-il expliqué sur France 2.
Chez Air France-KLM, le terrain a été soigneusement préparé pour que le plan baptisé Transform 2015 soit considéré comme vital par l'état-major de François Hollande. Des rencontres ont été organisées au plus haut niveau entre les dirigeants d'Air France et le candidat socialiste. Scindé en deux parties, le premier volet du plan a déjà été annoncé avant les élections: 3 milliards d'économies devront être réalisées d'ici à 2015. Mais le volet social, lui, est en négociations. Les dirigeants d'Air France ont martelé qu'ils éviteraient les départs subis. C'est fin juin qu'ils dévoileront l'ampleur des suppressions d'emplois. «Le fait que François Hollande soit élu ne changera rien à notre plan de transformation, souligne-t-on chez Air France. Si nous ne procédons pas à ces restructurations, nous devrons abandonner certaines de nos activités.»

Le sort de l'usine PSA d'Aulnay:

lundi 2 avril 2012

Nette sortie de route pour le marché automobile en France.

Crédits photo: Le Figaro
Les immatriculations de voitures neuves ont chuté de 21,7% au premier trimestre et de 23,5% en mars. Les ventes de PSA dégringolent de 33,2% en mars et celles de Renault de 29,8%..

La chute est sévère pour le secteur automobile: les ventes de véhicules neufs accusent un repli de 21,7% au premier trimestre 2012 sur un an, selon les chiffres publiés ce lundi par le comité des constructeurs français d'automobiles et déjà divulgués ce week-end. Au mois de mars, les immatriculations de nouvelles voitures reculent de 23,5% par rapport à un an plus tôt à 197.033 véhicules. Le repli est donc plus marqué qu'en janvier (-20,7%) et février (-20,2%).
En données corrigées des jours ouvrables, le recul ressort à 20% au mois de mars et à 22,9% au premier trimestre.

Les constructeurs français pénalisés:
Les marques françaises souffrent particulièrement. PSA Peugeot Citroën chute ainsi de 33,2% en mars et Renault de 29,8%. Sur le trimestre, les ventes des deux constructeurs reculent respectivement de 30,3% et 30,2%.
Parmi les constructeurs étrangers, Volkswagen a vu ses ventes de voitures particulières neuves se replier de 2,3% sur le trimestre, Ford de 14,3% et GM de 29,7%. Les immatriculations de Mercedes ont en revanche progressé de 24,2%, de Hyundai de 24,1% et Toyota de 20,6%.
Il faut dire que les ventes de véhicules avaient été particulièrement soutenues au premier trimestre 2011, le marché profitant de la fin de la prime à casse, qui a été supprimée le 31 décembre 2010 mais qui portait sur les véhicules livrés avant la fin du mois de mars 2011. Sur l'ensemble de l'année 2011, les ventes avaient reculé de 2,1% à 2,2 millions de véhicules.
Pour Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas, «cet effet de base n'explique qu'environ la moitié du déclin observé en mars (...). La consommation privée a été soutenue par les besoins primaires, avec une hausse dans l'alimentation et l' énergie, alors que les autres postes sont restés faibles. Le rebond de la confiance des ménages en mars ne s'est pas traduit dans les ventes de voitures.»