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mardi 19 juillet 2011

Les entreprises chinoises en disgrâce chez les investisseurs.



Les agences de notation déplorent un manque de transparence et les dérives de nombreuses sociétés cotées.


Courtisées par les places boursières du monde entier, les entreprises privées chinoises seraient-elles en passe de tomber dans la disgrâce ? Après plusieurs scandales révélés ces dernières semaines, les agences de notation montent au créneau les unes après les autres. Fitch Ratings estimait hier que les affaires de fraude ne faisaient probablement que commencer dans l'empire du Milieu.
L'agence américaine a passé au crible 35 entreprises cotées sur la place de Shanghaï et se dit prête à revoir son portefeuille de titres chinois. Elle juge leur standard de comptabilité et leur cotation à Shanghaï comme autant d'«indicateurs clés de leur faiblesse».
Même si les standards de comptabilité chinois, adoptés en 2006, sont très proches des IFRS (international financial-reporting standards), les cabinets d'audit n'ont pas encore la confiance des investisseurs, et visiblement pas celle des agences de notation qui leur préfèrent encore largement les quatre grands (Ernst & Young, KPMG, PriceWaterhouseCoopers et Deloitte & Touche). Le rapport de Fitch souligne que les entreprises passant par ces grands cabinets «auraient plus de difficultés à publier des rapports frauduleux que celles qui passent par des compagnies domestiques».
Fitch ne prévoit pas pour autant de réviser les notes attribuées aux différentes sociétés observées, précisant qu'elles «prennent déjà en compte le contexte chinois d'un environnement légal et d'une documentation sous-développés, de pratiques d'affaires particulières et de pratiques de gouvernance peu élevées».