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jeudi 17 janvier 2013

Vers un contrôle plus strict des agences de notation.

Les agences de notation, comme Moody's, se verront désormais imposer une plus grande transparence et pourront être tenues responsables de leurs erreurs.
Les agences de notation, comme Moody's, se verront désormais imposer une plus grande transparence et pourront être tenues responsables de leurs erreurs.
 
Le Parlement européen a voté de nouvelles règles pour réguler et encadrer Standard & Poor's, Moody's et Fitch. Le texte devrait entrer en vigueur cette année.
 
 C'est une petite révolution dans le monde de la finance. L'Europe va enfin fixer des limites aux agences de notation, qui ont longtemps fait la pluie et le beau temps sur les marchés financiers. Les trois principales agences (Standard & Poor's, Moody's et Fitch) qui représentent 90% du marché, se verront désormais imposer une plus grande transparence et pourront être tenues responsables de leurs erreurs.
Une large majorité de députés européens (579 voix contre 58, et 60 abstentions) a ainsi adopté mercredi le texte présenté par le député démocrate socialiste italien Leonardo Domenici. Voici ce qu'il faut retenir de ces nouvelles règles qui devraient entrer en vigueur cette année, quand le Conseil européen aura à son tour voté le texte.

• De la transparence avant tout:

mardi 19 juillet 2011

Les entreprises chinoises en disgrâce chez les investisseurs.



Les agences de notation déplorent un manque de transparence et les dérives de nombreuses sociétés cotées.


Courtisées par les places boursières du monde entier, les entreprises privées chinoises seraient-elles en passe de tomber dans la disgrâce ? Après plusieurs scandales révélés ces dernières semaines, les agences de notation montent au créneau les unes après les autres. Fitch Ratings estimait hier que les affaires de fraude ne faisaient probablement que commencer dans l'empire du Milieu.
L'agence américaine a passé au crible 35 entreprises cotées sur la place de Shanghaï et se dit prête à revoir son portefeuille de titres chinois. Elle juge leur standard de comptabilité et leur cotation à Shanghaï comme autant d'«indicateurs clés de leur faiblesse».
Même si les standards de comptabilité chinois, adoptés en 2006, sont très proches des IFRS (international financial-reporting standards), les cabinets d'audit n'ont pas encore la confiance des investisseurs, et visiblement pas celle des agences de notation qui leur préfèrent encore largement les quatre grands (Ernst & Young, KPMG, PriceWaterhouseCoopers et Deloitte & Touche). Le rapport de Fitch souligne que les entreprises passant par ces grands cabinets «auraient plus de difficultés à publier des rapports frauduleux que celles qui passent par des compagnies domestiques».
Fitch ne prévoit pas pour autant de réviser les notes attribuées aux différentes sociétés observées, précisant qu'elles «prennent déjà en compte le contexte chinois d'un environnement légal et d'une documentation sous-développés, de pratiques d'affaires particulières et de pratiques de gouvernance peu élevées».