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mardi 19 juillet 2011

La piraterie coûte des milliers d'euros par bateau.


Le Franche-Terre, l'un des trois thoniers de l'armateur français Sapmer, fait l'objet de nombreuses mesures de protection, pour pouvoir naviguer dans l'Océan Indien.
Le Franche-Terre, l'un des trois thoniers de l'armateur français Sapmer, fait l'objet de nombreuses mesures de protection, pour pouvoir naviguer dans l'Océan Indien.
 
Pour les entreprises maritimes, les surcoûts engendrés par la lutte contre la piraterie sont énormes. L'armateur français Sapmer témoigne.
 
En lançant sa nouvelle activité thonière dans l'Océan Indien en 2007, Yannick Lauri, le président de Sapmer s'est frotté à un aspect moins réjouissant de la pêche dans les eaux des Seychelles : la lutte contre la piraterie. Habitué à lutter contre la pêche illégale dans les mers australes, son activité historique, le deuxième armateur de pêche français doit désormais faire face aux attaques directes contre les bateaux, menées au large des côtes somaliennes, kenyanes et tanzaniennes. «Une vraie organisation paramilitaire», décrit d'ailleurs le dirigeant, dont le thonier-surgélateur Franche-Terre a déjoué une attaque pirate en 2010.
Pour éviter de se retrouver face à des demandes de rançon pouvant atteindre des dizaines de millions d'euros, le groupe a donc dû s'adapter. Après une première campagne de pêche en septembre 2009 effectuée sans aucune protection, la flotte de Sapmer a adopté un dispositif «pour la protection de ses équipages et sous la très forte incitation de l'Etat», détaille Yannick Lauri. Les mesures sont plutôt contraignantes… et coûteuses. L'obligation de «binômage» (navigation des navires par deux, avec temps de pêche alterné) réduit en effet le temps effectif de pêche et limite la liberté de circulation des navires. «D'autant que nous étions obligés de naviguer à une vitesse donnée, ce qui a un effet important sur la consommation de carburant». Cette obligation à été allégée le 1er juin, mais pourrait être réétudiée en cas de regain des attaques.

Les assureurs des navires assurent leurs arrières: