Le siège de la BCE, à Francfort.
La Banque centrale européenne a annoncé, jeudi 4 mars, avoir dégagé un résultat net déclaré de 2,25 milliards d'euros en 2009, contre 1,3 milliard d'euros en 2008.
L'institution monétaire tire principalement ses revenus courants du placement de ses réserves de change, de la part libérée de son capital ainsi que du revenu monétaire sur sa part de 8 % des billets en euros en circulation, rappelle un communiqué. En 2009, ses revenus ont été affectés par la baisse des taux d'intérêt sur les actifs libellés en dollars, et par ses faibles taux d'intérêt sur ses opérations de refinancement par rapport à 2008, explique le communiqué.
Les revenus de la BCE se sont ainsi établis à 2,22 milliards d'euros l'an dernier, contre 2,6 milliards en 2008. Le résultat net de la BCE en 2008 avait été plombé par un transfert d'une grande partie des revenus à une provision pour risques de change, de taux d'intérêt et de variation du cours de l'or. En 2009,, cette provision pour risques n'a atteint que 35 millions d'euros.
HAUSSE DES PRIX DE 1,2 % EN 2010:
Par ailleurs, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a assuré que la reprise économique était "en chemin", même si elle s'annonçait "inégale", après plusieurs statistiques ayant montré un essoufflement de la relance. La BCE prévient depuis des mois que le retour vers la croissance serait semé d'embûches. "Nous avons été sages d'être prudents", a estimé le Français lors d'une conférence de presse à Francfort.
La croissance a calé au quatrième trimestre en zone euro, et plusieurs indicateurs décevants ont récemment semé le doute sur la solidité de la relance dans les seize pays de la zone euro. Pour 2010, la BCE a maintenu sa prévision de croissance à 0,8 %. Pour 2011, elle l'a remontée à 1,5 % (contre 1,2 % auparavant). La BCE réactualise chaque trimestre ses prévisions de croissance et d'inflation pour la zone euro.
Concernant l'inflation, elle table désormais sur une hausse des prix de 1,2 % en 2010 (contre 1,3 % jusque-là) et de 1,5 % en 2011 (contre 1,4 % précédemment). Les prix devraient ainsi rester dans la limite tolérée par la BCE, à savoir une inflation légèrement inférieure à 2 % sur le moyen terme. Le principal taux directeur, fixé à un niveau historique de 1 % depuis presque un an, devrait donc rester inchangé pour un long moment. Le président de la BCE a redit que le niveau des taux était "approprié". Il n'y a aucun changement dans le cap de la politique monétaire de la BCE, a-t-il dit.

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