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jeudi 11 mars 2010

La Chine maîtrise son inflation.

L'indice des prix à la consommation a progressé de 2,7% en février. Pour éviter un emballement, Pékin a déjà commencé à resserrer les vannes du crédit.
L'inflation chinoise semble être sous contrôle. L'indice des prix à la consommation a continué à augmenter en février, à 2,7%, mais reste en dessous de la limite de 3% fixée par le gouvernement. Ce chiffre a été tiré par la valse des étiquettes des produits de l'alimentaire dû à des conditions météorologiques exécrables et aux festivités du Nouvel an lunaire.
Les autorités chinoises restent confiantes. «Nous pensons que la hausse des prix va rester modérée et contrôlable. Il nous faut donc stabiliser les anticipations d'inflation», a déclaré un porte-parole du Bureau national des statistiques (BNS).
Le patron de la Commission de régulation bancaire, Liu Mingkang, affiche la même sérénité : «Il ne faut pas craindre l'inflation. L'indice des prix à la consommation et l'indice des prix à la production pourraient croître légèrement» au vu du processus «compliqué» de reprises économique mondiale, «mais une inflation plus que modérée est peu vraisemblable».
Reste que la reprise des exportations a provoqué un bond de la production industrielle de 20,7% sur les deux premiers mois de l'année. Les investissements en capital fixe (bâtiments, usines, matériel,…) a lui connu un boom de 26,6% sur la même période. La demande intérieure n'est pas en reste, les ventes de détail ont progressé de 17,9% en glissement annuel en janvier-février.
Malgré tout, «nous ne croyons pas au risque inflationniste», écrit dans une note Xu Bei, économiste chez Natixis. Elle rappelle que les chiffres sont faussés par un effet de base, les statistiques de début 2009 ayant été très faibles à cause de la crise. «En comparant l'indice des prix de ce début d'année par rapport à 2008, la hausse des prix n'est que de 1%.»
Le gouvernement a, d'autre part, déjà commencé à resserrer sa politique monétaire afin d'éviter un emballement de l'économie et des prix. Il a fixé à 7.500 milliards de yuans (800 milliards d'euros) le niveau des prêts à ne pas dépasser par les banques en 2010, contre 9.590 milliards de yuan l'an passé. L'effet s'en est fait sentir dès février : les établissements chinois ont octroyé 700,1 milliards de yuans sur ce mois, soit presque deux fois moins qu'en janvier (1.390 milliards de yuans).

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