Infolinks

Google Recherche

dimanche 7 mars 2010

Wall Street attend confirmation de la reprise économique.

Le rally consécutif à une statistique de l'emploi de février bien meilleure que prévu pourrait se donner libre cours la semaine prochaine à Wall Street si d'autres indicateurs économiques sont en phase avec cette statistique.
Les trois grands indices ont terminé la semaine en force: le Dow Jones a gagné 2,3% sur la semaine, le S&P-500 3,1% et le Nasdaq Composite 3,9%. Ce dernier a en outre clôturé vendredi à un plus haut de 18 mois, le Dow et le S&P affichant des pics de six semaines pour leur part.
Ce sera sinon mardi le premier anniversaire de la glissade à un plus bas de clôture de 12 ans, le 9 mars 2009. Depuis lors, l'indice Standard & Poor's 500 a progressé de près de 70%.
Ce sont, pour l'essentiel, des résultats de sociétés et des statistiques meilleurs que prévu qui ont stimulé la Bourse mais les investisseurs veulent une confirmation, surtout au niveau du marché de l'emploi, qui reste déprimé par un chômage dont le taux reste proche des 10%.
"L'emploi est absolument fondamental", dit Bob Doll (BlackRock). "Ca va mieux dans le secteur industriel. Quant au consommateur, il dépense plus, au moins pour les biens de consommation courante. L'inflation reste maîtrisée, l'immobilier a touché son creux et pour les investisseurs, il ne reste plus qu'à constater une croissance de l'emploi".
Parmi les statistiques de la semaine prochaine, deux sont susceptibles de retenir particulièrement l'attention des marchés: les ventes au détail de février et l'indice de confiance du consommateur Thomson Reuters/Université du Michigan de mars, celui-ci étant lu en première estimation.
Pour les ventes au détail, les économistes interrogés par Reuters prévoient une baisse de 0,2% en février, après +0,5% en janvier. Hors automobile, ils anticipent une hausse de 0,1% après +0,6%.
Les analystes tendent à considérer les statistiques de février avec circonspection, compte tenu de l'impact qu'a eu un hiver très rigoureux sur l'activité économique.
"Il est vraisemblable que les tempêtes de neige ont pu causer des dégâts aux ventes au détail de février; on se demandera donc quel sera l'impact sur les dépenses de consommation", dit John Praveen (Prudential International Investments Advisers).
Malgré les intempéries, les distributeurs ont fait état cette semaine d'une hausse des ventes à surface comparable en février. Le consommateur "ne portera pas l'économie US mais il ne la freinera pas non plus comme beaucoup le pensaient", observe Bob Doll.
Les économistes anticipent par ailleurs un indice de confiance du consommateur de 73,6 en mars contre 73,6 en février.
Il ne reste plus que quelques résultats de sociétés en réserve pour le marché et pour l'heure plus de 70% des sociétés composant l'indice S&P-500 ont battu le consensus, alors que la moyenne habituelle pour le trimestre considéré est 61%, selon Thomson Reuters.
En dehors de cela, les boursiers garderont un oeil que la question de la dette grecque, toujours susceptible d'orienter le marché autrement qu'à la hausse.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire