Mots clés : employeur, étudiant, grande école, FRANCE, Julie Giraud-Avril, LVMH, L'Oréal, GOOGLE.
Si LVMH, L'Oréal et Google sont les trois employeurs idéaux cités par les étudiants, les banques, un temps délaissées, gagnent du terrain.
Les entreprises préférées des étudiants des grandes écoles ne changent guère d'une année sur l'autre. Pour la cinquième année consécutive, LVMH et L'Oréal se partagent dans cet ordre les deux premières places du classement Universum des employeurs les plus attractifs*. Canal+, également plébiscitée de longue date, conserve sa quatrième place en 2010 derrière… Google. L'arrivée du célèbre moteur de recherche dans le top trois du classement constitue en revanche l'une des évolutions notables du palmarès.
Depuis son entrée il y a deux ans, Google ne cesse de gagner du terrain, reflétant l'intérêt des étudiants pour les entreprises high tech, au détriment du secteur automobile. Michelin perd en effet huit places par rapport à l'année précédente, BMW six places, PSA quatre… Le résultat de Google récompense aussi, selon Julie Giraud-Avril, responsable marketing chez Universum, «la solidité financière d'une entreprise qui est partout, qui communique énormément, et qui a mené une stratégie marketing qui fonctionne.» Au point qu'Universum anticipe l'arrivée de l'entreprise américaine en tête du classement en 2011.
«Les étudiants attendent un retour sur investissement»:
Autre surprise du palmarès, révélatrice de l'impact de la crise sur les préférences des étudiants, la forte poussée des banques. BNP Paribas se classe en 9e position, HSBC en 11e, la Société Générale et Goldman Sachs en 21e et 22e… «En période de crise, les étudiants ont délaissé les banques pour les cabinets de conseil et d'audit», expliquait mercredi Julie Giraud-Avril sur BFM. Stigmatisées en 2008 et 2009, les banques auraient à cette période perdu de leur aura auprès des futurs diplômés des grandes écoles.
Mais aussitôt la conjoncture économique meilleure, les étudiants semblent à nouveau plébisciter les banques comme employeur idéal, essentiellement en raison de la sécurité financière qu'elles offrent à leurs salariés. «Les étudiants des grandes écoles ont souvent mené des études coûteuses. Ils attendent de leur travail un retour sur investissement», analyse Julie Giraud-Avril.
* Sur 20.693 étudiants interrogés entre novembre 2009 et février 2010.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire