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mardi 13 avril 2010

SNCF : les aléas du service garanti.



Mots clés : Grève, Transport, Trafic, FRANCE, SNCF.

Depuis janvier 2008, certains grévistes de la SNCF ont l'obligation de se déclarer 48 heures à l'avance. Si cette mesure permet de planifier le trafic avec davantage de précision, elle perd en fiabilité dans le cas des grèves reconductibles.

Sept jours après le début de la grève à la SNCF, les usagers ne peuvent toujours pas compter sur un trafic normalisé. 82% des TGV en circulation mardi, 79% des TER, 58% seulement des Corail et Téoz... De quoi provoquer l'agacement de voyageurs contraints d'adapter chaque jour leur emploi du temps aux exigences du conflit. Une contrainte que le cabinet Technologia, spécialisé dans la prévention des risques professionnels, a même identifiée comme une source de stress à part entière.
Depuis le vote de la loi du 21 août 2007, la gestion des conflits sociaux s'est cependant «sensiblement améliorée du point de vue des usagers» estime Jean-Claude Delarue, porte-parole de la fédération des usagers des transports et des services publics. En introduisant l'obligation de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance pour les professions indispensables à la circulation des trains (les aiguilleurs, les conducteurs et les contrôleurs), la loi instaure la possibilité d'une meilleure planification du trafic. «Ceux qui ont l'obligation de faire cette déclaration individuelle d'intention le font à 99%, sous peine de sanctions», explique un porte-parole de la SNCF. «Cette procédure nous permet de connaître l'état des forces en présence suffisamment à l'avance pour établir un plan de transport aussi précis que d'habitude» estime-t-il.

Une planification plus complexe à long terme:
Ces prévisions sont-elles pour autant fiables à 100% ? Suis-je assuré que mon train ne sera pas annulé à la dernière minute ? «A priori oui, mais si la grève se poursuit sur une plus longue période, la planification devient plus complexe, et perd en fiabilité» remarque Jean-Claude Delarue. Les grévistes ne sont en effet pas obligés de réitérer chaque soir leur intention ou non de poursuivre le mouvement. «Sauf si un salarié reprend le travail, pour faire à nouveau grève» explique le porte-parole de la SNCF, qui précise : «En cas de grève reconductible, nous affinons nos prévisions en nous basant, comme auparavant, sur la mobilisation du jour précédent, ainsi que sur les données recueillies sur le terrain». Grâce, notamment, à la présence de managers qui interrogent de vive voix les participants.
Si la méthode semble donc moins sûre qu'en début de conflit, l'incertitude ne va pas forcément dans un sens défavorable à l'usager. «Au bout de plusieurs jours de grève, la confusion porte sur le nombre de grévistes qui ont déjà repris le travail. Nos prévisions peuvent donc s'avérer plus noire que ne l'est la réalité». En clair, s'il est peu probable qu'un train prévu soit annulé, il n'est pas impossible qu'un train annoncé comme ne circulant pas assure finalement son service, son conducteur ayant choisi de reprendre le travail plus tôt que prévu. Au total, «les prévisions fonctionnent à 99%, assure la SNCF… sauf problème matériel ou aléa classique…»

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