
Les syndicats se sont engagés à «désamorcer» la citerne de gaz qu'ils menaçaient d'incendier et de faire exploser en échange de «garanties».
L'accord dévoilé mardi soir prévoit 22.000 euros de prime extra-légale pour chaque salarié. Les syndicats se sont engagés à «désamorcer» la citerne de gaz qu'ils menaçaient d'incendier.
Fin d'un épisode épineux. Le ministère de l'Industrie a annoncé ce mardi soir qu'une prime extra-légale de 22.000 euros avait été accordée par la direction de Sodimatex, pour chaque salarié.
Le ministre, Christian Estrosi, «constate que le retour du dialogue social (...) a permis d'obtenir une amélioration significative de l'accompagnement des salariés avec, notamment, un financement à hauteur de 51.000 euros en moyenne pour chaque salarié en fonction de son ancienneté, dont 22.000 euros au-delà des indemnités prévues par la loi», indique le ministère dans un communiqué.
Par ailleurs, «700 000 € destinés à la formation des salariés ont été dégagés au titre du Fonds national de l'emploi et le Forthac, l'organisme collecteur des crédits de la formation professionnelle dans l'industrie textile, s'est engagé à accompagner les efforts de formation développés par l'Etat et l'entreprise», ajoute le communiqué.
Un secret bien gardé:
Les 92 salariés de l'usine - qui produit des moquettes pour automobile - réclamaient une prime extra-légale de licenciement de 21.000 euros.
La décision a été prise ce mardi après-midi. Mais aucun détail n'a été rendu public avant mardi soir. Le secret avait été gardé pour «blinder l'info», selon les syndicats, qui souhaitaient que l'accord ne tombe pas à l'eau.
Les employés de Sodimatex de Crépy-en-Valois, qui ont menaçé au début du mois de faire exploser leur usine pour réclamer de meilleures indemnités de licenciement, avaient signé un accord de méthode avec la direction le week-end du 3 avril.
Les syndicats se sont alors engagés à «désamorcer» la citerne de gaz qu'ils menaçaient d'incendier et de faire exploser en échange de «garanties» sur le bon déroulement des négociations avec la direction, notamment sur les primes extra-légales de départ qu'ils réclament.
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