
Mots clés : pétrole, marée noire, ETATS-UNIS, Barack Obama, BEyond Petroleum.
Alors que le président Obama doit se rendre en Louisiane, ce vendredi, le pétrolier britannique a dévoilé ce que lui ont coûté notamment les frais de nettoyage versées aux Etats côtiers, les dommages et les opérations pour tenter de colmater la fuite de pétrole.
La pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis. La facture suite à l'explosion de sa plateforme dans le Golfe du Mexique a été établie par la groupe pétrolier britannique Beyond Petroleum (BP, ex-British Petroleum), qui a déclaré vendredi que le sinistre lui a déjà coûté environ 930 millions de dollars, soit plus de 750 millions d'euros. En avril dernier, les bénéfices de BP s'élevaient à 4,1 milliards d'euros.
Ce montant inclut les frais de confinement et de nettoyage versées aux Etats côtiers, les dommages déjà remboursés et les opérations pour tenter de colmater la fuite de pétrole. Pour le reste, le groupe précise qu'il est «trop tôt pour quantifier les coûts potentiels et les responsabilités associés à l'incident».
Barack Obama n'y est pas allé par quatre chemins pour se prononcer sur cette catastrophe. Devant l'émotion provoquée par la marée noire, le président américain a annoncé la suspension de tous les permis pour les nouveaux forages pétroliers en eau profonde, estimant que la marée noire soulignait «la nécessité urgente» de développer les sources d'énergie renouvelables. BP a de nouveau activé son réseau de lobbying pour tenter de convaincre le Congrès de se montrer plus souple sur ces suspensions. Le groupe pétrolier a déjà dépensé plus de 3,5 millions de dollars en lobbying depuis le début de l'année.
Depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, BP a doublé ses dépenses annuelles de lobbying à 16 millions de dollars.
Obama attendu en Louisiane ce vendredi:
Selon les analystes de Sanford Bernstein & Co, la facture totale (perte de la plate-forme, pétrole disséminé, les gros moyens pour enrayer les fuites, le nettoyage, les indemnités et les amendes) pourrait s'élever à 8 milliards de dollars.
Le président Barack Obama est attendu ce vendredi en Louisiane pour s'entretenir avec le commandant des garde-côtes coordonnant les opérations, l'amiral Thad Allen, et faire une déclaration à la presse. «Les équipes d'intervention sont parvenues à stabiliser la tête du puits, ils ont injecté des liquides à l'intérieur. Ils ont arrêté l'échappement d'hydrocarbures», a affirmé l'amiral Thad Allen, qui a toutefois pris soin de préciser que «cela ne signifie pas que l'exercice est terminé».
L'opération «Top kill» (opération de colmatage de la fuite) lancée mercredi par BP constitue un vrai signe d'espoir pour tenter de mettre fin définitivement à cette catastrophe qui pollue les Etats-Unis depuis le 22 avril.
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