Quatre mois après la catastrophe de Fukushima, le premier ministre Naoto Kan admet que «le risque du nucléaire est trop fort».
«Nous devons tendre vers une société qui puisse vivre sans réacteurs
nucléaires.» Tel est le vœu formulé hier par le premier ministre du
Japon en personne, Naoto Kan. Quatre mois après la catastrophe de Fukushima,
alors que la position officielle de Tokyo était jusqu'à présent le
maintien de l'atome dans le bouquet énergétique national, le chef du
gouvernement a reconnu devant la presse avoir «réalisé» depuis le
tsunami du 11 mars que «le risque du nucléaire est trop fort».
Naoto Kan
n'a cependant donné aucune échéance pour une éventuelle sortie nippone
du nucléaire. Actuellement, 35 des 54 réacteurs japonais sont à l'arrêt.
Hormis les quatre réacteurs détruits de Fukushima Daiichi, 31 autres
sont à l'arrêt pour subir des inspections et des examens de sûreté
surnommés comme en Europe «stress tests».
Le nucléaire fournit 30% du courant au pays. Naoto Kan
avait déjà renoncé au plan prévoyant de porter cette part à 50% en
2030. Si les réacteurs arrêtés tardent à redémarrer, les coupures de
courant et le rationnement d'électricité que subit déjà le Japon en
pleine chaleur estivale s'aggraveront.
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