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jeudi 14 juillet 2011

Wall Street ouvre en hausse malgré Moody's.



La menace que fait peser l'agence de notation sur la dette américaine ne semble pas plomber le moral des investisseurs, rassurés par les bons résultats de JP Morgan et des indicateurs meilleurs que prévu.


Les valeurs américaines ont ouvert en hausse jeudi, les résultats de JPMorgan jugés positifs compensant l'avertissement lancé mercredi par Moody's sur la note souveraine des Etats-Unis.
Dans les premiers échanges, l'indice Dow Jones gagne 0,1% à 12.512 points, tandis que le Standard & Poor's 500, l'indice de référence des gérants de fonds, prend 0,3% à 1.321 points et que le composite du marché Nasdaq d'avance de 0,2% à 2.803 points.
Les investisseurs semblent déterminés à poursuivre sur leur lancée de la veille malgré un contexte macroéconomique toujours très tendu. Hier soir, l'agence de notation Moody's a menacé de faire perdre aux États-Unis leur triple A dans les semaines qui viennent si le Congrès ne parvenait pas à trouver un accord pour relever le plafond de la dette nationale. Avant cela, le président de la Fed Ben Bernanke a rappelé mercredi «qu'un défaut des États-Unis sur ses dettes, ou sur ses ­engagements à l'égard de ses propres citoyens, créerait une crise majeure».
En Europe, la situation n'est pas plus apaisée. Fitch a dégradé de trois crans la note souveraine de la Grèce, à CCC, contre B+ auparavant, la rapprochant dangereusement de la catégorie des émetteurs insolvables. La zone euro ne parvient toujours pas à s'accorder sur la question d'un possible défaut grec. Un sommet, à la date encore incertaine, devrait avoir lieu la semaine prochaine. 

Soulagement sur le front italien:Les investisseurs sont toutefois rassurés par l'Italie. Malgré des coûts d'emprunt record, le pays a réussi à émettre au total 4,97 milliards d'euros d'obligations aujourd'hui, pour un objectif maximal de 5 milliards. «Les adjudications italiennes ont été bien reçues au regard des circonstances, vu les volumes demandés par le marché et une sursouscription correcte», commente Orlando Green, stratège au Crédit Agricole CIB à Londres. Le Sénat italien doit d'ailleurs donner ce jeudi un premier feu vert à un plan d'austérité renforcé afin de tenter de juguler une contagion de la crise de la dette dans la zone euro.
Côté indicateurs, une bonne nouvelle est tombée sur le front de l'emploi. Les inscriptions au chômage sont tombées lors de la première semaine de juillet à leur plus bas niveau depuis la mi-avril, selon des chiffres publiés jeudi par le département du Travail. En données corrigées des variations saisonnières, le ministère a estimé à 405.000 les nouvelles demandes d'allocations chômage dans la semaine du 3 au 9 juillet, contre 427.000 (chiffre révisé) la semaine précédente. Les analystes tablaient sur une baisse moins marquée, à 410.000.
Par ailleurs, les ventes de détail ont rebondi de façon inattendue en juin, où elles ont progressé de 0,1% par rapport à mai, selon des chiffres publiés jeudi à Washington par le département du Commerce. Les analystes estimaient que les ventes de détail avaient reculé pour le deuxième mois de suite, de 0,2%, selon leur prévision médiane. En glissement annuel, l'indice du ministère a augmenté de 8,1% en juin.
Les prix à la production ont reculé de 0,4% en juin aux Etats-Unis après avoir augmenté de 0,2% en mai, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail.
À noter sur le marché des devises, la progression de l'euro face au billet vert. Celui-ci s'échange 1,4205 dollar contre 1,4153 hier soir. Les cours du pétrole sont sans direction: le baril de «light sweet crude» pour livraison en août perd 1 cent à 98,04 dollars tandis que celui du Brent de la Mer du Nord pour livraison identique prend 14 cents à 118,92 dollars.

Valeurs à suivre:Côté valeurs, les investisseurs sont satisfaits des résultats de JP Morgan . Le titre gagne 3,2% à 40,91 dollars. La banque, qui a ouvert le bal des résultats bancaires du deuxième trimestre, a fait état de bénéfices meilleurs qu'attendus. JP Morgan a affiché un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars (3,80 milliards d'euros), soit 1,27 dollar par action, contre 4,8 milliards de dollars, ou 1,09 dollar par action un an plus tôt. Les économistes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 1,21 dollar. Le produit net bancaire a progressé de 7% à 27,4 milliards de dollars.
ConocoPhillips a fait part jeudi de sa volonté de se scinder en deux groupes en séparant ses activités de raffinage et de commercialisation. L'opération devrait être achevée au premier semestre 2015. Les investisseurs saluent cette annonce, le titre s'adjugeant 6,28% à 79,09 dollars.
Marriott International a fait état mercredi soir d'une hausse de son bénéfice tout en livrant des prévisions peu encourageantes pour le restant de l'année. Son bénéfice net par action est ressorti à 37 cents, contre 31 cents un an auparavant. Les analystes anticipaient 37 cents. Pour l'ensemble de l'exercice 2011, Marriott dit anticiper un BPA compris entre 1,35 et 1,43 dollar, au lieu de 1,35 à 1,45 précédemment. Le titre est lourdement sanctionné et perd 6,27% à 34,81 dollars.
Yum Brands, propriétaire notamment de la chaîne de restauration rapide KFC, a publié mercredi un bénéfice par action net à 65 cents d'avril à juin, alors que les analystes tablaient sur 60 cents. Le groupe prévoit désormais une croissance annuelle d'au moins 12% de son BPA, au lieu de la hausse de 10% prévue jusqu'à présent. Le titre gagne 2,42% à 56,93 dollars.
Google publie ses résultats après la clôture. Son BPA devrait ressortir en hausse à 71 cents contre 68 cents au trimestre correspondant l'année dernière. Le titre fait du surplace (+0,08% ) à 538,83 dollars.
Douwe Egberts, distributeur néerlandais de café et filiale de Sara Lee, a annoncé jeudi qu'il prévoyait de se mettre en Bourse au premier semestre 2012.

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