
Des demandeurs d'emploi à Portland, dans l'Oregon.
L'économie américaine n'a créé que 120.00 postes le mois dernier, soit près de deux fois moins que prévu. L'emploi temporaire s'est effondré, après plusieurs mois de nette progression.
La baisse du chômage aux États-Unis en mars à 8,2%, contre 8,3%, ne
trompe personne. Le marché de l'emploi s'est en fait détérioré le mois
dernier. Il n'a créé que 120.000 postes, soit près de deux fois moins
que prévu. La révision favorable des chiffres de février limite à peine
la déception. Car par ailleurs ceux de janvier se révèlent légèrement
moins bons.
Selon le Département du travail, le secteur privé n'a embauché que 121.000 personnes en mars, alors qu'il avait recruté 233.000 personnes en février. Le secteur des services est le principal fauteur de trouble avec seulement 90.000 emplois nouveaux, contre 204.000 le mois précédent. Pourtant en nette progression depuis des mois, les emplois temporaires se sont totalement évanouis. Les créations de postes ont également sensiblement baissé dans les secteurs des transports et des professions indépendantes. Dans le commerce et la distribution, les réductions d'effectifs ont accéléré.
Plus inquiétant encore: la baisse du chômage tient en grande partie au renoncement de 164.000 demandeurs d'emplois à trouver un travail. Sortis de la population active, ils ne sont donc plus comptabilisés comme chômeurs.
Wall Street ne réagira que lundi à ces données décevantes, car les marchés américains sont fermés en raison du vendredi saint. Le débat sur la nécessité, pour la Réserve fédérale, de renouer avec des mesures exceptionnelles de stimulation de l'offre de crédit est relancé. On avait cru plus tôt dans la semaine, au contraire, que la poursuite de l'expansion dans l'industrie et les services en mars, selon les indices ISM, avait converti la Fed à l'attentisme. Si les créations d'emplois en avril se révèlent à nouveau médiocres, la banque centrale américaine pourrait reconsidérer l'option de racheter des obligations du Trésor en vue de faire baisser davantage les taux d'intérêt à long terme.
Selon le Département du travail, le secteur privé n'a embauché que 121.000 personnes en mars, alors qu'il avait recruté 233.000 personnes en février. Le secteur des services est le principal fauteur de trouble avec seulement 90.000 emplois nouveaux, contre 204.000 le mois précédent. Pourtant en nette progression depuis des mois, les emplois temporaires se sont totalement évanouis. Les créations de postes ont également sensiblement baissé dans les secteurs des transports et des professions indépendantes. Dans le commerce et la distribution, les réductions d'effectifs ont accéléré.
Plus inquiétant encore: la baisse du chômage tient en grande partie au renoncement de 164.000 demandeurs d'emplois à trouver un travail. Sortis de la population active, ils ne sont donc plus comptabilisés comme chômeurs.
Effet trompeur d'un hiver clément:
Certains analystes jugent que ces chiffres, dans l'ensemble décevants, confirment l'effet trompeur des températures clémentes de l'hiver. On aurait attribué la relative vigueur de l'embauche depuis décembre à des facteurs conjoncturels, alors que la douceur de l'hiver aurait été un élément essentiel de soutien de l'activité. L'explication n'est pas pleinement convaincante car dans la construction, secteur le plus sensible aux aléas climatiques, la tendance depuis février n'a guère évolué: les suppressions d'emplois sont modestes entre 6000 et 7000.Wall Street ne réagira que lundi à ces données décevantes, car les marchés américains sont fermés en raison du vendredi saint. Le débat sur la nécessité, pour la Réserve fédérale, de renouer avec des mesures exceptionnelles de stimulation de l'offre de crédit est relancé. On avait cru plus tôt dans la semaine, au contraire, que la poursuite de l'expansion dans l'industrie et les services en mars, selon les indices ISM, avait converti la Fed à l'attentisme. Si les créations d'emplois en avril se révèlent à nouveau médiocres, la banque centrale américaine pourrait reconsidérer l'option de racheter des obligations du Trésor en vue de faire baisser davantage les taux d'intérêt à long terme.
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