Espionnage: Renault aurait menti .
Contrairement à ce que Renault a toujours affirmé, le groupe n'aurait peut-être pas réuni le comité de déontologie avant de licencier ses trois cadres accusés à tort d'espionnage. Selon les information du «Parisien-Aujourd'hui en France», qui a pu consulter les documents de l'enquête, le compte rendu de cette réunion pose question.
L'avocat de Dominique Gevrey, accusé d'avoir fourni à Renault de faux
renseignements en échange d'une somme d'argent, vient de déposer
plainte sur la base de ce document. Il soutient que son client a passé
huit mois en détention provisoire «sur la base d'un dossier qui repose
sur des faux». Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de
Paris.
Le compte-rendu de la réunion ne serait en effet pas signé. Surtout,
selon le témoignage recueilli par le quotidien d'un des membres de ce
comité de déontologie, Farid Aractingi, le comité n'«n'a pas été
associé à cette affaire. Il n'a pas décidé de l'enquête. Les décisions
prises à la suite des investigations menées par [la direction de la
sécurité] ne l'ont pas été au comité».
La direction de Renault explique de son côté que ces documents sont
entre les mains de la justice depuis le début de l'enquête. «Aucune
demande particulière n'a été faite depuis le dépôt de cette plainte»,
précise le groupe automobile.
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