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lundi 2 juillet 2012

Airbus à l'offensive sur le marché américain.


Airbus A 320 Neo (Photo Airbus)
Airbus A 320 Neo (Photo Airbus).
 
 
 L'avionneur européen investit 500 millions d'euros dans une unité d'assemblage à Mobile en Alabama pour doubler sa part de marché aux États-Unis grâce à l'A320 Neo.
 
 
  Airbus passe à l'offensive sur le marché américain. L'avionneur européen annonce lundi un investissement de 500 millions d'euros dans une unité d'assemblage installée à Mobile dans l'état de l'Alabama. La ville du sud des États-Unis devient le quatrième site d'assemblage de l'A320 après Toulouse, Hambourg et Tianjin en Chine. «Je suis à Mobile Alabama aujourd'hui pour rencontrer le gouverneur et annoncé notre décision de construire une chaîne d'assemblage finale destinée au marché américain», explique Fabrice Brégier PDG d'Airbus.
La nouvelle unité assemblera la famille A320, l'avion best-seller de la filiale d'EADS. Elle livrera son premier appareil en 2016 quand le nouveau A320 Neo qui est déjà vendu à plus de 1500 exemplaires dont un peu plus d'une centaine achetés par des compagnies aériennes américaines, sera en mis en service. Elle emploiera 1000 salariés et donnera du travail à 4000 employés dans des sociétés travaillant pour elle.

Brevet de citoyen américain:

Cette décision est bien accueillie par les pouvoirs publics allemands. Peter Hintze, le coordinateur du gouvernement allemand pour l'aéronautique, a déclaré que «c'est un véritable plus pour les Européens dans le cadre de la compétition avec Boeing». Il juge que cela va permettre «d'augmenter les chances de pénétrer le plus grand marché de l'aviation civile». Les dirigeants d'Airbus ont également explique les raisons de cet investissement au gouvernement français.
L'avionneur européen bénéficie d'un fort soutien de l'État de l'Alabama qui s'élève à environ 100 millions de dollars. Les compagnies aériennes américaines approchées se sont montrées très favorables au projet. Le choix de l'État de l'Alabama s'est facilement imposé. Le groupe EADS avait pris l'engagement d'investir à Mobile dans une usine d'assemblage d'avions ravitailleurs s'il remportait le contrat pour l'armée de l'air américaine. Mais après des années de rebondissements, le Pentagone lui a préféré en 2011 l'américain Boeing.
Airbus est pourtant un bon client de l'aéronautique américaine. Il a acheté l'an dernier pour 12 milliards de dollars à plusieurs centaines de fournisseurs américains implantés dans 40 états. Soit 42% de ses achats dans l'aéronautique. Mais le lobbying du puissant Boeing qui surfe sur la montée du protectionnisme et la peur de la désindustrialisation lui ferme encore des portes. Cet investissement lui permettra d'obtenir un brevet de citoyen américain. Un atout essentiel pour mettre à mal Boeing sur son marché domestique.

Conquérir 50% du marché:

Airbus qui a déjà livré 2250 appareils à des compagnies aériennes américaines et possède un carnet de commandes américain de plus de 1000 avions, investit à Mobile pour imposer son nouvel appareil vedette, l'A320 Neo qui consomme beaucoup moins de kérosène que l'appareil concurrent de Boeing. La nouvelle usine qui produira quatre avions par mois, aura la possibilité de monter en puissance en 2018, année où Airbus offrira une gamme complète de trois modèles composant la famille A320 Neo. L'objectif est d'atteindre 50% du marché américain des appareils monocouloirs contre 25% actuellement. La bataille avec Boeing s'annonce rude puisque les compagnies américaines vont acheter 200 avions monocouloirs par an pendant vingt ans. Soit un total de 4000 appareils.
Cette stratégie a déjà montré son efficacité en Chine. Depuis l'installation d'une unité d'assemblage à Tianjin en 2005, l'avionneur européen augmente ses parts de marché. Il vise la moitié du marché chinois des avions monocouloirs en 2013.

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