L'économie américaine s'est contractée de 0,1% en rythme annuel au quatrième trimestre 2012. Sa pire performance depuis mi 2009. En cause: la baisse des exportations et des dépenses militaires.
Mauvaise surprise: selon la première estimation du Département du
commerce, l'économie américaine s'est contractée au rythme annuel de
0,1% durant le quatrième trimestre 2012. Les experts avaient anticipé un
ralentissement par rapport au rythme d'expansion de 3,1% au cours de
l'été. On tablait sur un taux de croissance de l'ordre de 1%.
Personne
n'avait prévu que l'activité afficherait sa plus mauvaise performance
depuis le deuxième trimestre 2009. Il est cependant possible que la
seconde estimation de la performance économique des États-Unis,
attendue le 28 février, reflète une tendance plus favorable. Le chiffre
publié ce mercredi est souvent de mauvaise qualité, car il repose sur
des données partielles.
Les estimations des variations de stocks
sont fréquemment changées. Or le ralentissement dans le stockage des
entreprises joue un rôle majeur dans la contraction inattendue révélée
ce mercredi. Si l'on ne tient pas compte des stocks, la croissance
atteint 1,1% en rythme annuel.
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La consommation grimpe:
Deux
autres composantes expliquent la tendance décevante. Il s'agit d'une
part des exportations qui se contractent de 5,7%. Le ralentissement
inquiétant en Europe est certainement en partie responsable de ce
revers. D'autre part, les dépenses publiques plongent au rythme de 6,6%
d'octobre à décembre, sous l'effet d'un effondrement de 22,2% des
dépenses militaires.
Au delà de ces handicaps, trois locomotives
traditionnelles de la croissance américaine accélèrent leur allure. La
consommation, qui représente les deux tiers du produit intérieur brut
(PIB) des États-Unis, grimpe au rythme de 2,2% contre 1,6% au troisième
trimestre.
De plus, l'investissement, qui avait reculé pour la
première fois depuis un an et demi durant l'été, est reparti de l'avant
au rythme de 8,4%.
Enfin, la construction résidentielle, énorme
handicap depuis 2007, confirme son redémarrage avec un gain de 15,3%. Si
ces trois moteurs continuent de tourner à ce rythme, les entreprises
reconstitueront leurs stocks dans les prochains mois, ce qui est porteur
de bonnes nouvelles pour l'année 2013.
Pour autant la croissance,
dès le premier trimestre 2013, sera affectée par les hausses d'impôts
décidées début janvier. La majorité des salariés américains ont constaté
mi-janvier une réduction de leur pouvoir d'achat car leurs impôts sont
automatiquement retenus à la source. Le phénomène a provoqué une nette
rechute de la confiance en janvier, au plus bas depuis novembre 2011.
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