La Citroën Cactus: un concept présenté en 2008 qui préfigure la future évolution de la gamme C.
Comme Le Figaro le révélait dès novembre, la marque commercialisera en 2014 un modèle au prix « attractif », qui préfigurera une gamme proposée à des prix plus bas que l'actuelle ligne C. Parallèlement, la gamme DS premium continue à se développer.
«Il n'y a pas d'avenir pour une gamme trop européenne et trop moyenne», martèle Frédéric Banzet, le directeur général de Citroën.
Et d'ajouter, «si on est trop moyen, on tombe dans la guerre des prix»,
qui massacre les marges des constructeurs sur le marché européen, dont
le niveau devrait baisser en 2013 pour la sixième année d'affilée, de 3 à
5 % selon PSA.
Citroën veut donc «s'écarter» de son
positionnement généraliste classique, et «s'adapter à la bipolarisation
du marché» européen. Car la marque aux chevrons, comme ses rivaux
français ou italiens, est prise en tenailles entre les spécialistes
allemands du haut de gamme et les marques low-costs (Dacia) ou très
agressives commercialement (Hyundai, Kia, Chevrolet), qui résistent
mieux à la crise du secteur.
Parallèlement à sa volonté de monter
en gamme avec la ligne DS, Citroën va donc déplacer le curseur vers le
bas du marché, en repositionnant les modèles de sa gamme standard (C1,
C3, C4, C5) avec des prix plus «attractifs», comme l'annonçait Le Figaro en novembre dernier.
Le premier modèle, qui «préfigure l'évolution de la gamme C», sortira
en 2014 et sera principalement destiné à l'Europe de l'Ouest. Inspiré du
concept car C Cactus,
il sera fabriqué à Madrid, en Espagne. «Il s'agit d'une voiture plus
simple, rompant avec la tendance du toujours plus, pour répondre à des
attentes de clients qui ne veulent pas forcément tous les équipements»,
explique Frédéric Banzet.
Ce modèle aura «un positionnement prix
compétitif et surtout un coût d'usage compétitif, mais ne sera pas
low-cost», insiste le patron de la marque, qui dit viser «une clientèle
moderne», «ne voulant pas rouler en Dacia». Pour y parvenir, le véhicule
offrira des «prestations un peu dégradées» («la voiture ne sera pas
faite pour rouler à 240 km/h sur les autoroutes allemandes») et sera
«moins équipé», mais se distinguera par son «style». À l'arrivée, «le
prix catalogue se situera en dessous» de l'actuelle ligne C.
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Se différencier de Peugeot:
Ce
repositionnement permettra aussi à Citroën de concurrencer moins
frontalement Peugeot, autre marque du groupe, qui cherche de son côté à
tirer ses prix au niveau de ceux de Volkswagen.
L'inventeur de la
2 CV va cependant continuer à s'attaquer au haut du marché, avec sa
gamme premium DS, qui a représenté 18 % de ses ventes européennes. Après
les DS3, DS4 et DS5, la DS3 cabriolet sera commercialisée en mars. «La
rentabilité sur la gamme DS est nettement supérieure à celle de Citroën,
avec des prix d'achat pour les DS3, DS4, et DS5 d'environ 3000, 4000 et
5000 euros de plus que pour les C3, C4 et C5», se félicite Frédéric
Banzet.
Après une chute des ventes de 12 % l'an dernier, il dit
par ailleurs avoir «bon espoir» que les volumes de Citroën soient «en
croissance» cette année.

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