Emploi: grève à la Société générale .
Les syndicats de la Société Générale,
craignant des suppressions de postes et des fermetures d'agences, ont
lancé un appel à la grève pour mardi, mais ni les syndicats ni la
direction n'étaient en mesure d'évaluer la mobilisation à la mi-journée.
Les syndicats CFDT, CFTC, CGT, FO et SNB CFEC-CGC se mobilisent à la
veille d'une réunion sur la gestion de l'emploi et alors que les
syndicats ont jusqu'à jeudi pour se prononcer sur le projet d'accord sur
les salaires.
"La grève est inégalement suivie", a commenté auprès de l'AFP Thierry
Pierret (CFDT), qui, pas plus que la direction, n'était en mesure
d'estimer le nombre de grévistes.
Selon lui, les "fonctions supports et back office dans les services centraux craignent une externalisation".
"Pendant qu'on se mobilise sur 630 emplois industriels dans l'est de la
France (en allusion au site ArcelorMittal de Florange, ndlr), dans les
banques et assurances on détruit en silence des milliers d'emplois, de
manière opaque parce qu'ils s'arrangent à faire ça sous anesthésie
générale" en "utilisant les départs naturels" ou volontaires,
ajoute-t-il.
"Sur les 15 dernières années, le secteur de la banque a détruit des
milliers d'emplois mais en a toujours créé plus en contrepartie jusqu'à
cette année, notamment par le développement de la banque de financement
et d'investissement, mais désormais cette courbe est inversée", affirme
M. Pierret.
Les syndicats craignent également des fermetures d'agence. "On sait que
tous les projets sont dans les cartons, ils n'attendent que l'accord sur
l'emploi soit signé pour les mettre en musique", a indiqué Maryse
Gauzet, déléguée nationale FO.
L'absence d'augmentation salariale collective pour la deuxième année
consécutive est l'autre source de mécontentement des syndicats.
Avec 300 euros de prime pour les salaires inférieurs à 36.500 euros
annuels, les négociations annuelles obligatoires (NAO) sont "vraiment
ridicules", selon Mme Gauzet.
"Le discours de crise pouvait s'entendre l'année dernière. Cette année
on va servir les actionnaires mais rien pour les salariés", déplore M.
Pierret.
Une porte-parole de la direction a fait valoir auprès de l'AFP que "la
réduction des coûts reste un levier", mais assuré qu'"il n'y a pas de
plan global de suppressions de postes à l'échelle du groupe".
La Société générale avait annoncé à l'automne 2011 la suppression de 880 postes dans la banque d'investissement.
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