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mardi 22 janvier 2013

Feu vert à une centrale controversée en Bretagne.

Le gouvernement autorise la construction d'une centrale à cycle combiné gaz dans le Finistère.


La Bretagne est-elle en train de rompre son isolement électrique? Régulièrement victime de difficultés d'alimentation, la région, qui ne produit que 10 % de sa consommation, va enfin pouvoir étoffer son parc d'infrastructures: mardi, la ministre de l'Énergie, Delphine Batho, a indiqué avoir ratifié l'arrêté autorisant la construction d'une centrale à cycle combiné gaz à Landivisiau (Finistère).
Ce projet, d'une capacité de 446 mégawatts (MW), avait été attribué en mars dernier à l'issue d'un appel d'offres à un consortium réunissant Poweo Direct Énergie, le premier fournisseur d'énergie alternatif en France - dirigé par Xavier Caïtucoli -, et l'allemand Siemens. Restait cependant à obtenir le principal: le feu vert des autorités administratives, après une très longue série d'oppositions au motif que le recours à une énergie fossile altère l'environnement.
Le montant de l'investissement du consortium s'élèvera à 400 millions d'euros, pour une mise en service commerciale prévue en 2016-2017. Le chantier, pour sa part, doit démarrer en 2014. «Nous nous félicitons de la volonté affichée par les pouvoirs publics de sécuriser l'approvisionnement de la Bretagne, commente Fabien Choné, directeur général délégué de Poweo Direct Énergie, mais nous rappelons aussi que le “pacte électrique breton” ne repose pas seulement sur la construction de cette nouvelle centrale.»

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Efficacité énergétique:

Ce pacte, initié en 2010, associe l'État à de nombreux partenaires, à commencer par le Réseau de transport d'électricité (RTE), la filiale d'EDF en charge des lignes haute et très haute tension: outre la construction de la centrale de Landivisiau, le dispositif prévoit aussi le développement des énergies renouvelables (éolien terrestre, offshore, énergies marines…) et une série de mesures d'efficacité énergétique - visant notamment à la maîtrise de la consommation.
«À l'arrivée, la puissance installée des énergies vertes sera presque dix fois supérieure à la centrale à cycle combiné gaz», précise Fabien Choné. Le pacte prévoit en effet de porter à 3600 MW la puissance de production d'électricité verte d'ici à 2020.
En attendant, l'arrêté pris par le gouvernement ne risque pas de décourager les opposants à la centrale de Landivisiau: la semaine dernière encore, un communiqué de l'association Gaspare, qui réunit des riverains et des associations environnementales, mentionnait qu'«on peut s'en sortir sans énergie fossile».

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