La négociation sur l'emploi aboutit à un accord.
La négociation sur la sécurisation de l'emploi a abouti vendredi à
un projet d'accord, qui devra encore recevoir l'approbation formelle des
organisations dans les prochains jours, a-t-on appris auprès du Medef
et de la CFTC. "Ce soir, les partenaires sociaux ont placé la France en
haut des standards européens en matière de marché du travail et de
relations sociales. L'accord auquel ils sont parvenus est en effet tout
sauf un accord a minima", indique le Medef dans un communiqué.
"Je donnerai un avis positif la semaine prochaine à mon bureau
confédéral, la CFDT et la CFE-CGC aussi, et il y aura toutes les
organiations patronales signataires", a affirmé Joseph Thouvenel (CFTC) à
l'issue de l'ultime séance des négociations entamées le 4 octobre. Pour
être ratifié, un accord national interprofessionnel ne doit pas
rencontrer l'opposition de plus de deux des cinq syndicats.
"C'est un jour sombre pour les droits des salariés":
La CGT et FO se sont clairement opposées au texte. "L'accord national
interprofessionnel est inacceptable de notre point de vue", a déclaré
Agnès Le Bot (CGT). "C'est un jour sombre pour les droits des salariés",
a estimé Stéphane Lardy (FO) dénonçant un texte qui "renforce la
précarité".
Le gouvernement prendra ensuite la main pour transcrire ce texte dans un
projet de loi, qui sera examiné à l'Assemblée nationale au printemps.
"Nous souhaitons que cet accord soit ratifié en l'état par le Parlement
au plus vite", a déclaré Laurence Parisot, présidente du Medef, citée
dans le communiqué.
L'accord "marque l'avènement d'une culture du compromis après des
décennies d'une philosophie de l'antagonisme social. Avec le CICE
(crédit d'impôt compétitivité-emploi) et avec cet accord, la France peut
espérer amorcer des progrès significatifs pour reconquérir sa
compétitivité", a ajouté Mme Parisot.
Ce compromis conforte les partenaires sociaux, mais aussi le président
François Hollande, qui a érigé le dialogue social en méthode de
gouvernement. Jeudi, il exprimait sa "confiance" dans l'issue de la
négociation. Le gouvernement estime cette réforme primordiale pour
inverser d'ici à la fin de l'année la courbe du chômage qui touche 3,13
millions de personnes.
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