Suite aux fortes rafales de vent, les moulins à vent et les éoliennes terrestres risquaient de produire du courant en trop grande quantité par rapport à la capacité d'absorption du réseau électrique.
C'est tout le paradoxe du système énergétique allemand en pleine
transition. Alors que de fortes rafales de vent étaient annoncées mardi
outre-Rhin et que les éoliennes s'apprêtaient à tourner à plein régime,
les Allemands ont dû redémarrer des centrales à gaz, émettrices de
dioxyde de carbone (CO2). Pis, c'est précisément à cause du vent que les
quatre opérateurs de réseau électrique en Allemagne ont fait appel,
pour la première fois cet hiver, à des turbines à gaz mises en réserve.
Explication:
les 68 puissants moulins à vent érigés en mer du Nord plus les
centaines d'éoliennes terrestres concentrées dans le nord du pays
risquaient de produire du courant en trop grande quantité par rapport à
la capacité d'absorption du réseau électrique. Depuis la décision prise
par Angela Merkel après la catastrophe de Fukushima en 2011 de faire sortir son pays du nucléaire d'ici à 2022
et de développer massivement les énergies renouvelables, le
sous-dimensionnement du réseau à haute tension était identifié comme
l'un des talons d'Achille du système électrique allemand. Il n'est tout
simplement pas capable d'acheminer tous les électrons produits dans le
Nord vers les consommateurs du sud du pays, où plusieurs réacteurs
nucléaires sont déjà fermés. Le réseau risque la saturation et les
pannes.
C'est pour éviter ce scénario catastrophe en plein hiver
que le gouvernement a décidé de mettre en réserve des capacités de
production. Ces centrales à gaz, dont certaines se trouvent en Autriche,
avaient déjà été mobilisées au cours de l'hiver dernier.
-->
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire