
Olivier Schrameck est issu du Conseil d'État et a été directeur de cabinet du premier ministre Lionel Jospin.
Ce serviteur de l'État aura à piloter les futures nominations des présidents de l'audiovisuel public.
C'est à l'issue du Conseil des ministres que François Hollande, le président de la République, a nommé le nouveau président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). C'est le conseiller d'État et ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon, Olivier Schrameck, 61 ans, qui a été choisi pour présider l'organisme indépendant et remplacer Michel Boyon dont le mandat se termine le 23 janvier au soir. Par ailleurs, deux autres conseillers devraient être nommés en lieu et place d'Alain Méar et de Rachid Arhab.
Comme son prédécesseur, Olivier Schrameck est issu du Conseil d'État et a été directeur de cabinet du premier ministre Lionel Jospin (1997-2001) quand Michel Boyon avait été celui de Jean-Pierre Raffarin. Le nouveau président du CSA, qui a également été ambassadeur en Espagne de 2001 à 2005, est non seulement un grand serviteur de l'État, mais aussi un fin connaisseur des arcanes du pouvoir comme un grand technicien du droit.
Conscient des enjeux du numérique, il sera sans doute l'un des hommes les mieux placés pour organiser le rapprochement d'institutions comme celles du CSA et de l'Arcep.
Respect des formes et art de la mesure:
Au cours de ces dernières années, Olivier Schrameck a également été le président des trois concours de l'ENA. En 2009, lors d'un discours destiné aux reçus de l'ENA, il leur déclarait: «Il vous faudra sans cesse lutter contre des images toutes faites, et des facilités. Vous n'êtes pas le miroir du politique, mais son expert, son banc d'essai, un milieu naturel de décantation et de cristallisation. Un fonctionnaire est d'autant plus respectable et respecté qu'il résiste à la tentation de l'anticipation et du mimétisme. (…) Se mettre à la place du politique, c'est renier sa responsabilité.»Bientôt, Olivier Schrameck aura à piloter la nomination des présidents de l'audiovisuel public. À la lumière de ce discours, nul doute que le nouveau président du CSA aura à cœur de nommer moins des noms clinquants que des hommes connaissant sur le bout des doigts la machine administrative et doués de la sobriété nécessaire pour diriger des entreprises publiques.
Une chose est certaine en attendant, il partage avec Rémy Pflimlin, le respect des formes et l'art de la mesure. De quoi faciliter les relations entre le nouveau CSA et France Télévisions jusqu'à la fin du mandat du président actuel.

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