Les investissements des annonceurs dans les médias sont restés stables l'an dernier, à 27,9 milliards d'euros bruts, en hausse de 0,9 %, selon l'institut Kantar Media.
Ironie du sort, c'est la bagarre de communication
entre les constructeurs automobiles, pourtant bien mal en point, qui a
permis de sauver l'année publicitaire en France. Le poids du secteur, le
deuxième en valeur après la distribution, et la hausse des
investissements des deux premiers annonceurs, Renault et Peugeot,
ont en effet permis de terminer 2012 à l'équilibre. Tous secteurs
confondus, les investissements plurimédias des marques se sont élevés à
27,9 milliards d'euros bruts, en hausse de 0,9 %, selon les chiffres
publiés mercredi par Kantar Media.
En hausse de 5 %, à
2,9 milliards d'euros, les dépenses des constructeurs ont aussi bien
progressé pour les lancements de nouveaux modèles, qui représentent les
deux tiers de leur effort, que pour les opérations spéciales (portes
ouvertes…). Premiers investisseurs dans la publicité, les distributeurs,
notamment les enseignes spécialisées dans le bricolage, le jardinage ou
le sport, ont également accru leurs budgets, en hausse moyenne de
2,6 %, à 4 milliards d'euros.
Dans ce contexte, la télévision est
le média qui a le mieux tiré son épingle du jeu, avec des
investissements en progression de 4,5 %, à 9,8 milliards d'euros, ce qui
représente une part de marché de 35,5 %. Une performance due
essentiellement au dynamisme des chaînes de la TNT, sur lesquelles les
investissements (autour de 2,7 milliards) pèsent désormais quasiment un
tiers du média en valeur. Également en croissance (+3,7 %), la radio a
aussi bien évolué, portée par les besoins de création de trafic des
distributeurs et des concessionnaires automobiles.
-->
Ralentissement d'Internet:
Pour
les autres médias, le bilan est loin d'être brillant. D'abord parce
qu'en volume (pagination ou durée publicitaire), le marché s'est
contracté sur tous les supports. Ensuite, parce que les investissements
sur Internet (bannières), qui devaient être un relais de croissance, ont
progressé moins qu'attendu - de 3,3 % en valeur, soit moins que la
télévision et la radio - et que le nombre d'annonceurs en ligne a même
reculé de 2,2 % l'an dernier. «Après avoir investi le Web de façon
systématique, les annonceurs sont devenus plus prudents car les
résultats escomptés ne sont pas toujours au rendez-vous», estime Denis
Gaucher, directeur du pôle publicité de Kantar Media.
Pour la
presse, qui demeure le deuxième média investi par les annonceurs,
l'année a été rude, avec des investissements en recul de 2,7 % en valeur
et de 6,4 % en volume. La presse quotidienne a été davantage touchée
que la presse magazine, segment sur lequel les féminins et les news ont
montré une bonne capacité de résistance, contrairement aux titres
masculins, économiques ou de presse télé. Quant à l'affichage, c'est le
média qui a le plus souffert. Les investissements ont fini 2012 en recul
de 6,6 %, à 2,9 milliards d'euros, pénalisés par le désengagement de la
distribution, des télécoms ou encore de la banque et des assurances.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire