Il a été pénalisé par la décélération des prix des terrains immobiliers et la baisse de la Bourse.
En 2011, le patrimoine des ménages a continué de progresser… mais
moins que l'année précédente. Selon une étude publiée ce lundi par l'Insee,
il a ainsi augmenté de 4,1 %, après 8,1 % en 2010 ; il a été pénalisé à
la fois par l'immobilier et par les portefeuilles boursiers.
Le
patrimoine des ménages est constitué aux trois quarts d'actifs non
financiers, immobiliers pour l'essentiel ; les ménages ont donc été les
premiers «affectés par la décélération des prix des terrains» qui a
marqué l'année 2011, souligne l'étude de l'Institut de statistiques. Au
total, le patrimoine non financier s'est accru de 6 % en 2011 après une
hausse de 8,9 % en 2010.
De son côté, le patrimoine financier net
des ménages, qui représente 26 % de leur patrimoine total, a légèrement
baissé (- 0,8 % après 5,9 % en 2010). L'assurance-vie
est restée le placement préféré des Français, avec un encours évalué à
1 430 milliards d'euros fin 2011, en progression de 1,5 %, contre 7,6 %
l'année précédente. «Cette décélération est liée à la fois à la
diminution des souscriptions nettes de contrats d'assurance-vie
(34 milliards d'euros en 2011, après 86,5 en 2010), à la baisse
régulière de leur rendement depuis la mi-2009 et aux moins-values
enregistrées sur les contrats en 2011», note l'Insee.
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Baisse de la Bourse:
Dans
le même temps, les avoirs des ménages en actions et titres d'OPCVM ont
diminué de 7,6 % en 2011. Ce recul résulte principalement de
«l'évolution défavorable des marchés boursiers» (l'indice CAC 40 a
baissé de 20,8 % en 2011), qui «pèse sur les encours et décourage les
nouveaux placements». Au total, l'encours de titres directement détenus
par les ménages est estimé à 966 milliards d'euros fin 2011, dont
494 milliards d'actions non cotées. «Dans un contexte de fortes
incertitudes sur les marchés financiers, les ménages se tournent
davantage vers les placements bancaires, ceux-ci présentant à leurs yeux
les meilleures garanties de sécurité et de liquidité.»
Enfin, le
passif financier des ménages a augmenté plus modérément en 2011: le taux
de croissance de leurs crédits bancaires, principalement destinés au
financement de leurs acquisitions immobilières, a atteint 4,6 % après
5,9 % en 2010.
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