Le secteur du numérique connait une forte croissance. Des webmasters concepteurs, aux développeurs, la demande est exponentielle. Dans ce paysage mouvant, Notre site a réalisé le premier classement des écoles qui forment aux métiers du Net.
Dans une économie en berne, le «digital», ou le numérique en bon
français recrute largement. Ce secteur qui regroupe la conception, la
réalisation de sites web mais aussi la mise en place de stratégies de
communication sur le web devrait poursuivre sa croissance en 2013. Et
devrait créer 450.000 emplois ces prochaines années selon Mac Kinsey
d’ici 2015.
Pour aider les étudiants à s’orienter, et les managers à évaluer les candidats, Le Figaro Etudiant ,en partenariat avec le site StreetPress
(dédié aux jeunes), a réalisé le premier Palmarès 2013 des écoles des
métiers du Net. Si les premières places du classement sont occupées par
les écoles qui ont le plus de «bouteille» la surprise vient des
formations IUT qui proposent des cursus courts et généralistes. Enfin,
la floppée de nouvelles formations qui ont ouvert leurs portes depuis
2011 semblent prometteuses mais doivent encore faire leurs preuves.
La première place revient à l’Hétic, une école francilienne créée en
2002 au sein du groupe Studialis. Avec seulement dix ans d’ancienneté,
l’Hétic fait déjà partie des doyens de notre palmarès. Et se voit
plébiscitée par les recruteurs, qui apprécient son niveau d’étude à Bac
+ 5. Sa pédagogie qui favorise la professionnalisation des étudiants,
avec par exemple la présence d’une junior entreprise. L’Institut
Internet et Multimédia Léonard de Vinci et la formation multimédia des
Gobelins, bien côtés auprès des recruteurs ,se classent respectivement deuxième et troisième.
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Plusieurs IUT très bien positionnés:
Avec leur formation généraliste en deux ans (DUT Services et réseaux de
communication) et leurs licences pro variées, qui font la part belle à l’alternance
et aux stages, les IUT ont de quoi séduire étudiants et parents, ravis
de voir leur progéniture choisir une formation peu onéreuse. Les
récruteurs apprécient également ces cursus, à l’instar de Maxime
Quintard, directeur technique de la web agency parisienne Upian: «On
recrute beaucoup de personnes qui ont fait un DUT SRC. Ce sont des
profils intéressants qui ont une plus grande culture web, et sont plus
ouverts que des profils purement techniques. De plus, ils effectuent
beaucoup de stages et de projets semi-professionnels.»
Plusieurs
IUT se retrouvent dans le top 10 du classement: l’IUT Michel Montaigne
de Bordeaux arrive en quatrième position, suivi par l’IUT de
Belfort-Montbéliard et celui de Marne-la-Vallée. L’IUT de Vélizy (78)
est dixième, fort de moyens pédagogiques de qualité. Mais d’autres IUT
se retrouvent dans notre palmarès en milieu ou en fin de tableau. Mieux
vaut donc être sélectif et attentif lorsque vous devrez choisir votre
formation post-bac. Et bien souvent, cette formation en deux ans devra
être complétée par des études plus longues.
Les nouvelles écoles doivent faire leurs preuves:
Près d’un tiers des écoles de notre Palmarès se sont créées en 2011 ou
2012. A l’initiative de professionnels du secteur - c’est le cas de
l’EEMI qui compte parmi ses fondateurs les grands entrepreneurs
du web français, ou lancées par des groupes d’enseignement supérieur
privé (Ionis, Studialis…). Ces écoles proposent surtout des formations
en trois ans (Bachelor) axées sur le développement, le design et le
e-marketing/communication. Leur pédagogie basée sur la réalisation de
projets et l’enseignement dispensé par des professionnels du milieu ont
le potentiel pour séduire les DRH. Chez Dailymotion, Emeline Bourgoin,
confirme: «On a hâte de voir sortir les premières promos pour voir ce
que ça va nous donner». En effet, ces écoles ne forment pas seulement de
bons techniciens mais aussi des designers et des spécialistes de la
communication et du marketing, qui savent travailler les uns avec les
autres. «Les nouvelles écoles du digital ont été créées par les acteurs
du métier», poursuit Emeline Bourgoin. «Elles sont là pour amener la
culture du numérique dans le travail des étudiants et leur apprendre les
nouvelles techniques de travail qui ont cours dans les départements
digitaux.»
Trop récentes pour être encore reconnues par les
recruteurs, ces écoles sont positionnées en milieu et fin de classement.
Seules la Web School Factory (8e place) et Sup’de Web et Cifacom (10e
ex aequo) posent un pied dans le top 10. Juste derrière, Digital Campus
et Sup’Internet (Groupe Ionis) s’affichent à la 14e et 15e places tandis
que l’EEMI, co-fondée par les créateurs de Free, Meetic et
Vente-Privée, arrive à la 18e place.
Gageons que ce n’est qu’un commencement pour ces formations certes prometteuses mais qui n’ont encore ni le réseau d’anciens élèves
,ni la reconnaissance du marché pour s’imposer plus haut dans notre
palmarès 2013. Mais les choses pourraient évoluer très vite… tant le
secteur du web est en constante mutation. Rendez-vous en 2014.
Méthodologie:
Le
palmarès 2013 des écoles Internet propose le premier classement des
formations qui préparent spécifiquement aux métiers du web.
• Critère #1: Sélectivité (sur 2 points)
Le
score de sélectivité qui correspond au ratio candidats présentés /
candidats intégrés permet d’évaluer le niveau des étudiants qui ont
intégré l’école.
• Critère #2: Moyens pédagogiques (sur 3 points)
La
note de moyens pédagogiques évalue les moyens mis à la disposition des
élèves par l’école. Elle prend en compte le volume annuel d’heures de
cours, le nombre d’élèves par classe, l’équipement en logiciels et la
présence de salles ou de matériels spécifiques.
• Critère #3: Professionnalisation (sur 2 points)
Le
score de professionnalisation apprécie les efforts de l’école pour
préparer les élèves à l’univers professionnel. Ce qui recouvre: la
réalisation d’un projet professionnel par les étudiants, les
partenariats-entreprises de l’école et la présence de structures telles
qu’un incubateur de start-ups ou une junior entreprise.
• Critère #4: Employabilité (sur 5,5 points)
Les
points d’employabilité notent la manière dont le marché va recevoir les
élèves diplômés des formations de notre classement: La formation
sera-t-elle un plus pour décrocher son premier emploi? La présence d’un
réseau d’anciens élèves actif est appréciée. Surtout, les avis des
recruteurs (DRH ou dirigeants d’entreprises) issus d’entreprises du web
français (web-agency, entreprises stars de l’Internet français, agences
de communication web ou de référencement web) permettent d’évaluer la
valeur du diplôme sur le marché du travail à la sortie de l’école.
• Critère #5: Présence web (sur 1,5 points)
Il
fallait bien évaluer les écoles sur les compétences auxquelles elles
aspirent à former leurs étudiants: Le score repose sur l’étude de la
présence de l’école sur les réseaux sociaux généralistes et
professionnels et de son référencement naturel sur les moteurs de
recherche.
• Total sur 14 points
• Ecoles non classées:
Les formations suivantes n’ont pas souhaité figurer dans le classement: IUT Castres, IUT Mulhouse et l’école BachelorTem.
Les formations suivantes n’ont pas répondu à nos sollicitations: IUT Tarbes et IUT Dijon.
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