
En janvier, les tarifs réglementés avaient augmenté de 2,4%.
Cette baisse résulte de la réforme mise en place en décembre. Sans elle, le prix aurait progressé de 0,15 %. Il n'est pas sûr que cette baisse de prix soit durable.
«C'est le résultat de la réforme mise en place en décembre. Sans
elle, on aurait enregistré en février une hausse de 0,15 % des tarifs du
gaz», a déclaré la ministre Delphine Batho au quotidien, sans garantir si cette baisse de prix serait durable.
Le
gouvernement a présenté début décembre une réforme du mécanisme de
fixation des tarifs du gaz, censée réduire le risque de recours
judiciaires. La formule de calcul des tarifs sera désormais revue tous
les ans, le 1er juillet, et les tarifs réglementés seront modifiés
chaque mois, et non plus chaque trimestre, ce qui est censé éviter des
variations importantes. L'État conservera cependant la main et pourra
suspendre l'application de la formule en cas de hausse excessive.
La
nouvelle formule tarifaire incorpore désormais une plus forte part des
prix du gaz sur le marché au comptant (ou spot), qui évoluent de manière
plus favorable que les contrats d'approvisionnement à long terme
conclus par GDF Suez, traditionnellement indexés sur les cours du
pétrole.
Le PDG de GDF Suez,
Gérard Mestrallet, avait estimé au début du mois que cette nouvelle
formule et la hausse de 2,4% des prix du gaz, intervenue en janvier,
permettaient de «remettre les compteurs à zéro», et de démarrer l'année
«avec un niveau qui correspond aux vrais coûts de GDF Suez».
Toutefois
les contentieux entre le groupe gazier et le gouvernement ne sont pas
encore totalement réglés. Le Conseil d'État devrait bientôt rendre sa
décision sur des recours concernant les tarifs du gaz, émanant tant de
GDF Suez que de concurrents du géant gazier, ce qui risque d'aboutir à
de nouveaux revers pour le gouvernement.
GDF Suez, qui a déjà
obtenu de pouvoir facturer à ses clients le manque à gagner lié au gel
des tarifs du gaz fin 2011, déjà invalidé par le Conseil, pourrait
obtenir un deuxième rattrapage lié aux hausses limitées de 2012. Le
groupe avait chiffré en décembre son préjudice depuis juillet à 185
millions d'euros.
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