Les vingt clubs de football les plus riches du monde ont vu leur chiffre d'affaires augmenter de 10% en 2011-2012 pour avoisiner les 5 milliards d'euros. L'Espagne reste en tête, mais l'Angleterre domine le top 10.
Les grands club de football ne connaissent décidément pas la crise.
Après une hausse de 3% en 2010-2011, les chiffres d'affaires des vingt
clubs les plus riches du monde ont grimpé de 10% en 2011-2012, à 4,8
milliards d'euros, selon une étude annuelle du cabinet américain Deloitte. Pour la huitième année consécutive, c'est le Real Madrid qui est le club le plus fortuné du monde, en dépit de la crise économique qui frappe sévèrement l'Europe du Sud.
Une première depuis le règne de l'équipe anglaise de Manchester United
qui était restée en tête de ce classement pendant sept années
consécutives de 1996-1997 à 2003-2004.
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Le Real Madrid dépasse les 500 millions de chiffres d'affaires:
Surtout,
le club espagnol devient la première équipe à dépasser les 500 millions
d'euros de chiffre d'affaires, à 513 millions exactement, en hausse de
7% par rapport à la saison 2010-2011. Comme depuis cinq ans, le top six
du classement n'a pas évolué. Le Real Madrid devance son éternal rival,
le FC Barcelone, qui le distance actuellement de quinze points dans le
championnat espagnol. Le chiffre d'affaires du club catalan atteint 483
millions d'euros, en hausse d'un peu plus de 7%. Les quatre places
suivantes sont toujours occupées par Manchester United (395,9 millions
d'euros , +7,9%), le Bayern Munich (368,4 millions, +14,6%), Chelsea
(322,6 millions, +27,4%) et Arsenal (290,3 millions, +15,6%).
Les revenus de Marseille ont chuté de 10%:
Malgré
la domination de l'Espagne, l'Angleterre place cinq équipes dans le top
10 (contre 4 en 2010-2011) avec l'apparition à la septième place de
Manchester City, champion anglais en titre. «Grâce à ce trophée, le
chiffre d'affaires du club a grimpé de 51% en 2011-2012, soit la plus
forte hausse des vingt équipes du classement», explique Austin Houlihan,
consultant chez Deloitte. Autre fait marquant confirmant la suprématie
des clubs anglais: Newcastle, pourtant 16e du championnat anglais et qui
vient de recruter une demi-douzaine de Français, fait son entrée
directement à la 20e place, avec un chiffre d'affaires de plus de 115
millions d'euros (+17,6%).
A la tête de cette colonie anglaise,
Manchester United, propriété de l'homme d'affaires américain, Malcolm
Glazer. En dépit de son parcours décevant dans la prestigieuse Ligue des
champions - élimination en phase de poules -, l'équipe mancunienne a
les moyens, à terme, selon Deloitte, de réduire l'écart avec le Real et
le Barça. «Son partenariat avec General Motors
(plus de 60 millions d'euros par an) lui permettra de doubler ses
revenus de sponsoring en 2014-2015, poursuit Austin Houlihan. En outre,
le club gagnera 20 à 30 millions de livres (entre 23,6 et 35,4 millions
d'euros) en plus par an».
En difficulté financière, à l'exception
du PSG, les clubs français, quant à eux, cherchent plus à réduire leurs
dépenses qu'à augmenter leurs recettes pour réduire leur déficit. Le
chiffre d'affaires de Marseille (16e du classement, en recul de deux
places) a même diminué de près de 10%, à 135,7 millions d'euros, et
celui de Lyon (17e comme en 2010-2011) s'est même stabilisé à près de
132 millions d'euros. Depuis l'apogée de l'OL au début des années 2000,
aucun club français n'est réapparu dans le top 10 des clubs les plus
riches du monde. Au PSG «à la mode qatarie» de mettre fin à cette anomalie.

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