Le diagnostic dressé par le ministre du Travail rappelle celui de François Fillon au début du quinquennat Sarkozy.
«Il y a un État, mais c'est un État totalement en faillite.» Le
constat dressé par le ministre du Travail, Michel Sapin, dimanche sur
Radio J, n'est pas nouveau. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, François Fillon,
quelques mois après son arrivée à la tête du gouvernement, avait usé
des mêmes mots lors d'une visite en Corse. Un même constat alarmant
plaidant pour des mesures d'économies. «C'est la raison pour laquelle il
a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits et
aucune sirène ne doit nous détourner de cet objectif», s'est justifié Michel Sapin,
répondant là aux critiques de la gauche qui s'élèvent contre l'objectif
de ramener le déficit public sous les 3% du PIB à la fin de l'année.
L'entourage
du ministre a toutefois tenté d'atténuer ses propos dans la soirée,
assurant qu'il n'avait justement fait qu'ironiser, se référant aux
propos de l'ancien premier ministre cinq ans plus tôt.
Sur le
front de l'emploi, le ministre du Travail estime que le chiffre moins
mauvais de décembre (plus 300 demandeurs d'emploi par rapport à
novembre) «pouvait être le signe d'une activité économique pas aussi
dégradée que ce que l'on dit». Et d'insister: «Nous ne sommes pas dans
un écroulement» de l'économie comme le disaient certains mais «dans une
atonie», jugeant que les licenciements retenus jusqu'à la présidentielle
et ouverts massivement en septembre et octobre se tarissaient.
Il
s'agit maintenant de «redonner de la vigueur à l'économie française
dans une Europe stabilisée et dans un monde qui commence à aller mieux
en termes de croissance économique», a encore insisté le ministre.
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