
Philippe
Varin, président du groupe PSA et Steve Girsky, vice-président de
General Motors en charge de la marque Opel, le 24 janvier, à Bruxelles.
Les familles de voitures que les deux groupes vont codévelopper utiliseront surtout les technologies du français.
Si certaines précisions ont été données, des zones d’ombre demeurent, en particulier sur la question sensible des lieux de production des futurs véhicules, qui seront lancés à partir de 2016. «Il est trop tôt pour se prononcer sur la production», ont martelé Philippe Varin, le patron de PSA, et Steve Girsky, vice président de GM, maison mère de l’allemand Opel. Les premières décisions sur ce sujet devraient toutefois être prises «cette année», a indiqué le dirigeant de PSA. Les deux groupes, qui ont créé une structure commune d’achat en Europe, ont rappelé qu’ils allaient partager le développement de trois catégories de véhicules: des petits monospaces (type C3 Picasso et Opel Meriva), des crossovers et des monospaces compacts (Peugeot 3008 et Opel Zafira), ainsi que des petites voitures (Peugeot 208 et Opel Corsa).
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Promesses sur l’emploi:
Les
trois véhicules d’Opel retenus utiliseront très largement des
technologies françaises. Les petits monospaces et les crossovers
compacts seront basés sur deux plates-formes (le châssis et les éléments
de suspension) existantes de PSA. Plus de 3,5 millions de véhicules des
deux groupes devraient être produits au cumul sur ces deux
plates-formes d’ici à 2020, calcule Philippe Varin,
qui assure que les marques conserveront des styles différents.
Concernant les citadines, les deux partenaires vont codévelopper une
nouvelle plate-forme à partir de celle du français. En contrepartie, les
ingénieurs d’Opel finaliseront seuls, dans le centre de recherche
allemand de Rüsselsheim, la mise au point des petits monospaces et donc
du remplaçant du C3 Picasso.
Les deux groupes ont promis que la
démarche était «équilibrée», même si GM, qui paiera des droits de
propriété intellectuelle pour l’accès aux plates-formes de PSA, apporte
peu de technologie. «Dans le cadre de ces projets, il y a du travail
pour les équipes de recherche et développement en France et en
Allemagne», a précisé Philippe Varin qui a ajouté: «À ce jour, je ne
vois pas d’impact négatif de l’alliance sur les ressources humaines des
deux côtés.» Le Lion va bénéficier de la puissance d’achat de GM en
Europe, ainsi que d’économies d’échelle sur ses plates-formes. PSA et GM
visent 1,5 milliard d’euros d’économies en 2017 grâce à leurs projets
communs. Ce calcul intègre d’autres sujets à l’étude: le développement
de la prochaine génération de petits moteurs à essence, ainsi que des
véhicules pour l’Amérique latine et la Russie. Car, pour l’heure, cette
alliance se limite à l’Europe.
- Cours
- 6.14€
- Variation
- -0,47%
- Veille
- 6,17€
- Ouverture
- 6,18€
- + Haut
- 6,18€
- + Bas
- 6,05€
- Fourchette Tradegate
- 6,07€/6,17€
- Capitalisation
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- Volume
- 4.277.545
Graphique:
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